naiel-workinprogress

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

being a transgender queer

Fil des billets - Fil des commentaires

mercredi 26 août 2009

s'énoncer en tant "qu'identité" alternative non binaire Female to UNKNOW

Pourquoi changer de prénom et pourquoi Naïel?;

Naïel est un prénom construit et politique. Il est le fruit de la contraction de Nat-il/el qui est un prénom construit et choisi, comme peut l'être cette p… de binarité des sexes et des genres qu'on pense "naturelle" et qui régit notre société. Naïel est là pour vous rappeler qu'il n'y a pas de nature dans ce système binaire seulement des constructions sociales, politiques, culturelles...qui divisent en deux l’humanité afin de légitimer le sexisme , l’oppression d’une catégorie par une autre, les «Normes»…et toutes les discriminations et violences qui s’exercent sur des personnes dites a/normales...

ce n'est pas qu'un prenom neutre .



s'énoncer le pronom: ( en cours)


et je me dois de pouvoir m'énoncer , le iel ne me satisfait pas;

;car il me met dans un entre deux qui reste emprisonné dans le binaire male femelle et qui renvoie souvent à une certaine complementarité masculin/feminin que je refuse totalement et qui reste la base du systeme hétérosexiste.
UnE amiE trans et s'enoncant intergenre situe elle l'intergenre autre part....



, ni le elle , ni le il,ni l'alternance des deux....c'est juste autre chose....



le illE ( prononcer illé) est interessant mais pas assez marquant pour être destabilisant...

;

l'enonciation de toute facon se doit d'être différente suivant les divers espaces /temps dans lesquels on se situe et nos interlocutricEs...Elle doit être la plus destabilisante possible pour pousser au questionnement impossible sur la binarité des sexes/genres, sur la renaturalisation des categories politiques ....et sur le combat féministE ayant pour but final cette destruction des genres/sexes tout en tenant compte pour l'instant de la realité de ces rapports de pouvoir que sont le genre et le sexe, de la réalité de ces catégories et de leurs relations.........


;Pour l'instant,

je demande( non je n'ai rien à demander!) je veux

; le" iel" et l'accord noms/adjectifs n'a pas d'importance..
à l'ecrit je prefere le E féministe dégenré..mais impossible à l'oral....<p>

Naïel le 26 aout 2009

dimanche 25 novembre 2007

MASTECTOMMIE suite.....

MASTECTOMMIE suite.....

mercredi 21 novembre:

Je suis réveilléE en fanfare par une infirmière un peu "pète sec" qui vient me balancer une blouse et s'appercçoit qu'il n'y a pas de carte de groupe sanguin dans mon dossier. Elle vocifère sur l'infirmière du jour d'avant et quelques minutes plus tard , hop, prise de sang sur les deux bras ...Ils vont finir par me vider de tout mon sang ici!!!

je prends ma douche à la betadine, enleve piercings, bracelets et pendentifs..enfile ma superbe blouse et me recouche, puisue de toute façon il faut attendre  9H00.

Je me rendors tranquille et à 9h00 on me file un espece de calmant à boire , un peu amer et le brancardier m'emmene au bloc. petite attente avec des personnes comme moi en attente d'operation et zou ça y est cest parti mon brancart bouge vers le bloc...

passage du brancart au "lit" d'operation pas facilité par les perfs et les tuyaux qui s'emmelent. je vois mon chirurgien et l'anesthesiste , il me fait un clin d'oeil , pour me dire pas d'inquietude c'est ok je sais qui vous êtes et ce que je dois vous faire......evanouis les cauchemars des derniers jours..

Pose ducatheter , plusieurs produits, puis anesthesie...je ne sais pas pourquoi mais comme pour la semaine precedente l'anesthesie me fait super mal au niveau du bras ....et puis plus personne........

REVEIL

toujours une sensation hyper désagreable au reveil et je vois deux tetes penchees sur moi, strange, je vois plus loin dans la salle de reveil , une infirmiere qui me sourit...

j'essaye de lui parler et je manque de m'étouffer ,j'avais oublier l'intubation, je ne sais pas comment ils s'y prennent mais on se retrouve toujours avec un mal de gorge infernal et des difficultés respratoires apres.

on m'explique que tout s'est tres bien passé, prise des tous mes parametres pendant à peu pres 2H, je ne remonterai dans ma chambre que vers 14H.

j'oscille entre sommeil, semi conscience ....

RETOUR EN CHAMBRE

Le brancardier me remonte vers 14H, envie de boire mais pas avant 17H...Je me sens un peu seulE ( les greves c'estdifficile parfois) et tres vaseuse ...je ne ressens pas de douleur juste un gros pansement qui me compresse la cage thoracique...evidemment je ne peux rien voir.....

Du coup je mets la tele en fond sonore et je me rendors....reveillee toutes les heures pour ma tension qui est basse et vers 17H on m'apporte mon "repas"; un flan, un yaourt, un potage et j'ai le droit de boire! je pensais que c'etait une collation et que j'aurais un vrai diner mais non ce sera le seul repas de la journee...

Alternance de sommeil, de controle des parametres, de changement des perfusions :antibiotiques, antidouleurs ( mais je n'ai aucune douleur) juste cette oppression......

les textos qui arrivent me permettent de me sentir moins seulE. cool.

vers 20H00 je suis en forme je voudrais me lever mais avec la perfusion et les deux drains c'est un peu comliqué et apparemment je n'ai pas le droit....je commence à avoir la bougeotte dans ce lit et la tele est comme d'habitude desesperante..

Nuit sans beaucoup de sommeil, peut être trop dormi cet apres midi, et puis toutes les heures changements de perfusions, le bassin (rhhhhhaa, je deteste, j'ai toujours limpression que je vais inonder le lit, et je trouve cela tres humiliant de sonner pour qu'on vienne recuperer le bassin)...et une envie sortir au plus vite mais ici personne n'est informé de ma sortie le lendemain donc je flippe un peu  en même temps les drains sont ok donc rien ne s'oppose à ma sortie....

jeudi matin

jeudi apres cette tres courte nuit , j'ai enfin droit à un bon ptit dej et je peux me lever , aller boire un autre café, fumer une clope ( c'est pas bien du tout) et faire un peu les 100 pas avec mes deux flaconsde drains à la main en essayant de savoir quand le chirurgien va pouvoir passer...Personne ne sait, ma tension est encore faible j'espere que je vais sortir......

samedi 24 novembre 2007

MASTECTOMMIE after.............24/11/2007

MASTECTOMMIE after.............

lundi 19 novembre

journée longue, il est difficile de faire mes valises pour la clinique et ma convalescence; les informations venant de la ratp ne sont pas encourageantes, toujours aucun RER B , donc demain ce sera la voiture....

Derniers points à regler pour le site , pour que M. puisse continuer le travail pendant mon hospitalisation avec les bonnes informations, derniers papiers, appeler le boulot pour faire deplacer un colis . Cela n'est pas possible tout est automatisé...Cette admnistration serait elle devenue si moderne d'un seul coup...??.

Début de décompression aussi , du travail à "l'arrach " pour ce projet photos qui a pu être exposé à CIneffable,de tout ce que j'ai apporté et reçu pendant ce festival ,et de toute mon activité surdebordante ( j'adore ca) depuis les ueeh (jullet), et aussi retrouver des AmiEs au FGLP de Paris, être emuE par ce magnifique film " l'ordre des mots" ...

Essayer de gérer une relation , de ne pas essayer de clarifier la situation tout le temps, me retenir dans la tendesse et mon desir...car je ne perçois pas ce qu'il y a en face, essayer de ne pas tout exploser car je n'ai pas de feed back de ressenti...

juste, en ce moment , penser à moi, me preparer psychologiquement,physiquement...L'arret de la cigarette a duré 3 jours avec des reprises et des arrets, je suis toujours entre deux , l'angoisse me prend et la cigarette repart , alors pour ne pas me detester je me dis que j'ai quand même beaucoup réduit et que c'est dejà ça...

pas de someil pour moi cette nuit, trop speed, trop envie d'y être déjà, que ce soit déjà passé...et la peur aussi du même cauchemar qui me hante depuis quelques temps...En fait le chirurgien me fait juste ce qu'il y a marqué sur mon dossier "reduction mammaire "et non une mastectommie...

Mardi 20 novembre

J-1: je fais des bonds apres une tres tres courte nuit. j'essaye tant bien que mal de rassembler mes affaires, de ne pas oublier les papiers importants...Je regarde par reflexe le site de la RATP, trafic non assuré, donc voiture et aussi prevoir le temps des embouteillages assurés...

Je dois être à la clinique à 16h. Je decolle donc de ma banlieue vers 11H30 j'ai rv à 13H15 chez mon "amie" à Paris. Normalement, elle doit m'accompagner. Le souci est que sans permis francais et sans metro et bus il est quasimment impossible de revenir de la clinique. Elle commence à regarder pour revenir à pied...je lui dis qu'il vaut mieux que j'y aille toute seulE même si à ce moment , j'ai vraiment les boules.Je suis tout à fait capable de me faire hospitaliser toute SeulE et de m'assumer entierement, simplement j'aurais aimé sa presence......mais les greves ...

depart vers 14H15 pour la clinique seulE et en voiture. Arrivée un peu en avance, j'attends un peu dans la salle d'attente . il y a beaucoup de monde , visiblement un nouveau rush d'opéeés potentiels du nez des fesses de la cellulite entre aujourd'hui...

Une infirmiere m'emmene jusqu'à ma chambre, chambre individuelle non par choix, par obligation pour preserver le secret...Quelques questions , documents à remplir, je lui explique qe normalement j'ai une echographie et un ecg de prevu ...elle enregistre et me dit qu'elle va voir...

je m'endors crevéE , epuisée...

Je suis réveillée par un infirmier un peu bouledogue , qui vient me faire l'ECG, au passage il se fait engeuler par celle qui ammene le plateau repas vers 18H15. climat moyennenment serein...

L'ECG est nickel , mis à part le fait qu'il me dise detendez vous, j'essaye vainement de lui expliquer que je suis zen surtout pour un ECG , ca doit etre le 15OOOieme que je passe etque j'ai simplement une Fibromyalgie..."hein , c'est quoi , ca" " connais pas" et il continue sur le même discours...je laisse tomber. Il a fait son job, il sort, ouf pas tres sympa le bouledogue!!

je regarde mon repas: un potage froid, une omelette (?) tres tres jaune et des pates de la même couleur, un yaourt et une compote. V. avait raison tout est tres jaune un peu sapce, mais je mange car demain ce sera la diete...

je resort voir l'infirmiere assez coole pour l'échographie, vu l'heure , je me dis quils m'ont zapéE. au passage je lui demande la betadine pour la douche et l'hextril pour le bain de bouche. arf elle avait oublié le rsage aussi sous les aisselles...pour l'echographie elle me dit d'attendre que c'est prevu....

En fait je n'ai qu'une envie prendre ma douche à la betadine, me coucher  et dormir et ne me reveiller qu'apres l'operation.Le cardiologue vient me chercher vers 22H00, et on descend à sa consultation, il ont des horaires un peu sPAcesdans cette clinique . l'echo est ok et en prime je lui demande le nom d'un medicament dont on m'aparlé pour mes troubles cardiaques qui pourrait m'aider. miracle il le connait, il me file une doc dessus.

Retour dans ma chambre: avant la douche quelques photos avec le double miroir juste pour le fun. douche soignee avec la betadine , ca vous laisse une odeur de desinfectant partout c'est beurkkkkkk. Rinçage de boucheà l'Hextril. et hop medicaments habituels pour moi et depart avec la tele en sourdine pour le grand sommeil...



jeudi 22 novembre 2007

Mastectommie veille à la clinique 21 NOV 2007 040

VEILLE DE MA MASTECTOMMIE EN CLINIQUE PARCOURS PRIVE LIEU INCONNU

Auteur : avatarMyOwnPrivateGender
Tags : FTMLGBTTRANSTRANSGENDER MASTECTOMMIE FRANCE
Envoyé : 22 novembre 2007
Note :0.0
Votes :0

mardi 20 novembre 2007

Mastectommie 21 NOV 2007 011

avant dernier soir avant l'opération. derniers préparatifs pour partir.

Auteur : avatarMyOwnPrivateGender
Tags : transition trans LGBT mastectommie mamectommie transgender
Envoyé : 20 novembre 2007
Note :0.0
Votes :0

mardi 25 septembre 2007

chirurgie 25/09/07

chirurgie

Ca y est rendez vous pris pour la mammectomie, ce sera le mercredi 14 novembre...contente...hier je sautais de joie...

Discussion avec K. au telephone aujourd'hui...Pourquoi? Pourquoi enlever ces seins (pas si gros il est vrai!) avec lesquels j'ai plus ou moins vécu pendant 36ans? d'un point de vue politique , n'est ce pas plus subversif de garder ces seins et de se revendiquer"trans " au sens où je l'ai défini pour moi auparavant...ni Homme, Ni femme..., car aucun genre ne me convient dans cette societe et ne me conviendra jamis à part ce que j'aurais réussi à vivre en tant que personne.

effectivement, il ya des chances que dans la rue on me dise plus souvent monsieur, jeune homme, car jusque là souvent mes seins et mon visage de pres les ramenaient à madame...Cette necessité de toujours vouloir vous caser dans un binaire construit de toutes parts...Est-ce si difficile d'accepter de rester dans le doute..et de ne pas assigner à quelqu'un un genre...

personnellement,je ne veux ni être assimilée à un homme ni à une femme (en tant que genre)...je veux gommer tout les exacerbations d'un sexe ou de l'autre... peut être vers un ideal d'androgynie...sans seins je serai moi completement et sans hormones, moi Naïel et aussi Natacha ( je ne deteste pas mon nom ni le fait qu'il renvoie à un identite femme, mais Naïel est une revendication politique et un rappel du binaire qui nous bouffe, qui nous ronge)...

Tout le monde essaye de me proteger d'un soi disant effet de mode venant du "monde" FTM, mais je ne suis pas FTM et même chez les FTm, les nuances sont perceptibles et la binarité n'est pas le maître mot pour une petite partie...

prendre la decision de se faire operer ne se fait pas à la legere, et le oui l'emporte sur le non.

Mon physique sera plus en accord avec ce que je suis, certainEs tendent plus vers un physique d'apparence masculine et veulent un M sur leurs papiers ou un F , moi je veux juste qu'on abolisse le sexe sur les papiers...Ni M, ni F, Ni X... Degenrer le langage aussi qui est un outil puissant de politique... le Il ne me convient pas, le Elle non plus, alors je dirais just El (le elle sans ailes de Nexus)

Je me bats avec et pour les Trans' pour les nouvelles revendications d'une société non binaire,avec une partie des trans qui sont non invisisbilisés et réassignes à un sexe binaire...Tous ceux qui remettent en cause  les questions de sexe, genre et desir qui sont basiquement assujettis au schema patriarcal heterosexiste.

En bref je me bats contre les normes en place parce que je crois que des choses peuvent bouger , et je ne veux surtout pas être invisible ni assigné à un quelconque genre que ce soit...la societe serait prête je dirais "destroy genders" mais le chemin est loin et les consciences ( aussi dans le milieu LGBTQI) bien abruties...donc pour l'instant it's just "Fucking genders"...le passage par des identites mouvantes et instables est une étape ....

mardi 28 août 2007

Me and perhaps you..., and them 28/08/2007 à 02:31

Me and perhaps you..., and them

Je peux maintenant , alors que j'ai toujours refusé de me définir et d'être dans une case, accepter de me positionner dans un cadre tres tres large des "TRANSIDENTITES", au sens tres large du mot "TRANS"

Préfixe

trans /tʁɑ̃s/

  1. Indique l'idée d'aller au-delà ou par-delà

Transidentités pour moi inclut tout ce qui va au-delà des identites de genre binaires.

et je peux aussi me definir comme "TRANSGENRE" dans ce sens là:"Identités Transgenres [modifier]

Les personnes affirmant des idéntités transgenres expriment le sentiment profond que leur « genre » est différent de celui que la société leur assigne, en fonction de leur sexe physique. Ces identités transgenres peuvent prendre plusieurs formes : appartenance à un troisième genre, appartenance à deux ou plusieurs genres, appartenance à aucun genre, identité mobile et brouillage des frontières (queer), etc. Ces personnes se définissent souvent comme transgenres, non pas au sens général décrit dans cet article mais dans le sens particulier de ne pas s'identifier exclusivement dans l'un des genres socialement reconnus "

et aussi comme "intergenre":"Je suis d'accord avec Maud pour préférer "intergenre ou transgenre ou agenre" pour ceux qui sont hors du binaire homme/femme c'est à dire d'un point de vue politique ou militant. Le terme intersexe est inaproprié des lors qu'on parle d'homme ou de femme, qui sont des catégories autant comportementales et psychologiques qu'anatomiques".

donc je me peux me situer dans un cadre tres tres large des transgenre "non binaires" et je rejoins completement la pensee de Maud sur ce point , remettre la societe binaire en question, est ce qui me parait aujourd'hui essentiel pour faire avancer les droits de chacun sans stigmatiser d'autres minorités (http://natamauve.free.fr/Stima-queer/colloqueUeeh.html)

Je pense que les combats et revendications des "transidentités" non binaires sont les convergences des luttes de toutes les identites de genre , et peuvent permettre à chaque individu quelque soit soit son orientation sexuelle qui est differente de son identité de genre, de vivre son resenti et de s'épanouir dans une société dont les cadres de pensée seraient alors élargis et qui pouurrait commencer à réaliser que" l'ordre naturel des choses " n'est qu'une illusion créée de toutes pièces pour exercer un contrôle social et politique.

ce soir, ou plutôt cette nuit i'm too drunk to be clear, but i think that i can find a place into a open place : "TRANSGENDER NO BINARY" with a QUEER thinking

so bye bye it's time to take a gigarette and take a good glass of wine

samedi 25 août 2007

Me...25/08/2007 à 13:06

Me...


JE n'aime pas me définir, me mettre dans une case...j'ai d'ailleurs assez milité contre les cases dans lesquelles on pouvait me coller, "babybutch" m'a collé longtemps à la peau avec les discussions de préparation de l'essai "Butch/fem"( http://www.360.ch/presse/2001/07/butchsfems_un_combat_de_genre.php  )...

Je n'ai rien contre les Butch, je les respecte dans chaque identité différente qu'elles peuvent être certaines peuvent être très binaires, d'autres non...

Mais je n'ai pas ce ressenti de vie pour moi, ni celui très "bien pensant" d'androgyne dans lequel certaines "très queer" ont pu me caser...juste pour...

Pour quoi/pourquoi au fait cette nécessité de classifier , de ranger tout et tout le monde dans une petite case bien précise, dans une case "lesbonormée"( les ptites cases )...

Peut être juste pour se rassurer , pour identifier au premier coup d'œil quelqu'un, pour avoir ses repères bien solide et bien rigide...

Est-ce si difficile de de naviguer en eaux troubles en zones ambigües, non identifiables, difficilement nommables..?

Pour moi , ce fut difficile un temps, puis les rencontres diverses, mon travail photo (site photo) (Ni Rose Ni Bleu) m'ont amenée à me questionner sur mon genre, sur ma révolte contre toutes les normes ...

et après les années d'illusions , bercées par les croyances mythiques, comme un vieux refrain qui vous martèle de " chez les lesbiennes, c'est le paradis, un havre de paix, de respect, de différences de dialogues d'échanges , de rêves de couchers de soleil à deux devant la mer/e du Toujours...

Après cette vaste fumisterie, il y a la prise de conscience que chaque minorité/communauté recrée des Normes encore plus violentes et Excluantes que le monde "heterosexiste" et que si tu transgresses ces normes par ce que tu es, cette belle communauté vous donne l'envie de gerber, vous donne un certain goût pour l'enfer et ses damnations...

that's all for Today...



25/08/2007 à 00:30



Etrange  ce soir, je me retrouve face à des clones vivants de mon passé, comme si j'étais spectatrice de ce qui avait pu m'arriver, de ce qui avait pu me constituer à certains moments de ma vie...

Amer ressenti d'être moi avec mes failles et béances juste sous la peau, invisibles à qui ne regarde que son nombril, à qui se dit à l'écoute des autres, qui veut connaître l'histoire de chacune, prendre beaucoup et donner peu, comme des sangsues ...Goût d'amertume car avoir l'air forte , "sage", ce que je ne suis pas, vous classe tout de suite dans la catégorie des sans cœur, de ceux qui ne ressentent rien, ...alors qu'en cessant d'être une éponge , en préférant le rire qui en dit autant, qu’ aux  larmes je me retrouve en exil, passagère de déroutes multiplicatives, ...

Strange life, d'apparaitre aux autres comme un bloc de béton, celles qui me connaissent seront mortes de rire en lisant cela, le béton est du carton pâte, un coup et tout explose, les murs s'effritent plus vite qu'ils ne se construisent...

De toute façon , que je sois un gouffre béant d'émotions et de souffrances ou un rire géant qui se meurt, je suis toujours autant inadaptée à la société, aux relations (voir le tout premier post :rouge )http://picturesfromnowhere.neufblog.com/picturesfromnowhere/2005/09/feeling_so_sad_.html , alors qu'importe ma vie puisqu'elle n'est qu'éphémère et heureusement, qu'importe le regard des autres sur la "sans cœur" que je peux être, il me ramène juste à mon enfance ou l'esprit et le cœur bouillonnants d'émotions confuses et contradictoires, je vivais sous les regards "bienveillants" de "ceux qui ont du cœur et qui souffrent", pas de haine, juste un certain mépris...Vous connaissez "le moi je souffre , je suis fragile" et " toi tu es forte, rien ne t'atteint"...il a rythmé mon enfance mon adolescence (si j'en ai eu une) quelques pas d'adulte en gestation et il rythme toujours les regards qui me transpercent aujourd'hui " de ceux qui ont un cœur".

Comme quoi il vaut souvent malheureusement  mieux être une victime dans notre société qui construit de toutes pièces des postulants à ce titre, peut être un jour sur nos chaines de télévision célébrera t on la meilleure victime de l'année , la plus tragique, celle qui cumule le plus de déboires, celle qui arrive à faire d'un grain de poussière un psychodrame, une biographie vendue à des millions d'exemplaires à des milliers de lecteurs/spectateurs nourris à l'abrutissement intellectuel et émotionnel et à la psychologie version "Elle"...

Exil sur une belle terrasse dans le noir en sweat, la belle vie est là, il y a des étoiles, que m'importe où je dors ce soir, où je serai demain, peu importe tout compte fait qu'on m'aime ou pas, je ne serai jamais comme Elle, jamais à rêver l'amour et vivre l'enfer, l'humiliation, le dernier stade qui nous sépare des bêtes...

Je suis et reste un être de culture, je ne crois pas au naturel, je suis Naïel, contraction de Nat-il/el qui est un prénom construit et choisi, comme peut l'être cette putain de binarité qu'on pense "naturelle" et qui régit notre société. NaÏel est là pour vous rappeler qu'il n'y a pas de nature, seulement des constructions sociales, politiques, culturelles...

And Naïel is a fucking transgender who likes fucking and be fuckeD

lundi 20 novembre 2006

untitled | 20 novembre 2006