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samedi 28 novembre 2009

Les dix ans d'Agile- auvergne et les 10emes homosaïques à la télévision....programme et expo fucking genders

Les dix ans d'Agile- auvergne et les 10emes homosaïques à la télévision....programme et expo fucking genders

http://www.clermont1ere.com/programme_liste.php?em=57&id=3999&page=1

voir pour plus d'infos ici:

http://naiel-workinprogress.naiel.net/post/2009/09/28/prochaines-expos-clermont-ferrand-et-Bruxelles-en-novembre

vendredi 27 novembre 2009

LA réalité ? what it is?

Une pseudo-vraie-neutre réalité...

3 points de vue pour cette même "réalité"...

qu'est ce cette "vraie réalité" censée être avant que nous la fassions advenir multiples?

dimanche 11 octobre 2009

EXISTRANS 2009 PARIS

quelques photos en slide de la marche des trans et des intersexes de cette année:








Le communiqué de presse du collectif Existrans qui a organisé la marche cette année


CP Existrans 2009 : Bachelot, encore du boulot avec et pour les Trans' et les intersexuéEs !

EXISTRANS, Paris, 10 octobre 2009
(Marche des Trans’, intersexué.e.s, et de celles et ceux qui les soutiennent)

BACHELOT, ENCORE DU BOULOT AVEC ET POUR LES TRANS ET LES INTERSEXUÉ.ES !

Pour sa 13ème marche qui aura lieu le samedi 10 octobre 2009 à 14h au départ du métro Jourdain, l’Existrans interpelle le Ministère de la Santé. Dans un contexte politique de réforme, les associations LGBT s’inquiètent quant à la continuité de la prise en charge et la considération des personnes Trans’ et intersexué.e.s. Mme Bachelot-Narquin, Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des sports, a annoncé le 16 mai 2009 la « déclassification de la transsexualité des affections psychiatriques de longue durée ». Nous saluons cette initiative symbolique mais nous continuons de revendiquer la dépsychiatrisation totale et effective de la transidentité à savoir l'absence du recours obligatoire au psychiatre pour démarrer une transition. Néanmoins, cela ne doit pas être synonyme d’un arrêt des remboursements pour les personnes Trans’ et intersexué.e.s.

Dans le projet de rapport du 3 avril 2009, la Haute Autorité de Santé propose une structure d’offre de soins qui préconise le « recueil des données en vue de la tenue d’un registre national ». Cette pratique évolue vers une logique de fichage qui nous est intolérable. Dans ce même projet de rapport, la HAS propose des équipes de référence multidisciplinaires ainsi qu’un réseau de soins national. Nous nous inquiétons fortement de la mise en place d’une telle structure et du pouvoir laissé aux psychiatres dans l’admission des personnes Trans’ et intersexué.e.s dans un protocole de soin qui va à l'encontre de l'article R4127-6 du code de la santé publique qui garantit à chacunE le libre choix du médecin. Nous demandons à ce que le rapport entre le médecin et l'usagerE de soin change, afin que l'usagerE de soin soit acteur.trice de son propre parcours. Nous dénonçons aussi les demandes arbitraires de triple-expertises par les tribunaux pour les changements d’état-civil. Humiliantes et traumatisantes ces expertises sont souvent vécues comme des viols physiques et psychiques. Nous réclamons de la même manière l’obtention simplifiée du changement d’état-civil sans stérilisation forcée.

La santé des personnes Trans’ n'est jamais prise en compte : nous exigeons des études épidémiologiques en particulier sur la prévalence du VIH-Sida, ainsi que des campagnes de prévention ciblées.

Par ailleurs parce que beaucoup de Trans’ sont travailleur.se.s du sexe et que l'arsenal répressif mis en place par la Loi sur la Sécurité Intérieure remet en cause leur sécurité et leur accès à la prévention, nous exigeons l'abrogation de cette loi.

Les urgences liées aux droits des personnes Trans’ cette année ne doivent pas faire oublier la nécessité de faire connaître et de lutter contre les problématiques des intersexué.e.s, qui peuvent rejoindre celles des Trans’ mais qui peuvent aussi être spécifiques. La puissance normalisatrice des médecins sur la vie des intersexué.e.s doit être reconnue et combattue. Notamment les opérations d’assignation qui sont fortement encouragées à la naissance par les médecins bien que n'étant pas nécessaires à la survie de l'enfant. Les intersexué.e.s et leurs familles doivent être déculpabilisé.e.s, par exemple par le biais d’un travail d’information auprès du corps médical et du grand public.

Lutter contre ces inégalités c'est également lutter contre les discriminations, la précarisation et les violences à l'encontre des personnes Trans’, intersexué.e.s et des travailleur.se.s du sexe.

Pour toutes ces raisons et pour interpeller directement le Ministère de la Santé, les personnes Trans’, intersexué.e.s et celles et ceux qui les soutiennent vous invitent à les rejoindre pour la marche de l'Existrans qui aura lieu à Paris, le 10 octobre 2009 à 14 h.

Nous exigeons :

- La dépathologisation de la transidentité et son retrait des listes internationales de maladies mentales (DSM IV et CIM 10) ;

- La dépsychiatrisation effective de la transidentité parce qu’il est intolérable que les différentes étapes de la transition restent soumises au bon vouloir des psychiatres ;

- La reconnaissance de la transphobie comme discrimination au même titre que le racisme ou l’homophobie, et par conséquent, la prise en compte de la transphobie par la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) ;

- Un réel échange entre la HAS, le Ministère de la Santé, les personnes trans et les associations qui les représentent, pour que les trans, qui sont les premierEs concernéEs, soient enfin acteursRICES dans la révision du rapport sur la prise en charge de la transidentité en France ;

- La suppression du recours aux expertises médicales, humiliantes et souvent vécues comme des viols, et ce y compris pour les personnes ayant été opérées à l’étranger ;

- - Un accès facilité au changement d’état civil, sans stérilisation forcée ;

- La dissolution complète des équipes dites « officielles » ;

- Le respect de l’article R4127-6 du code de Sécurité Sociale qui garantit à chacunE le libre choix de son médecin ;

- Le remboursement à 100% des frais médicaux de transition sans condition, y compris pour les opérations effectuées à l’étranger, - L’arrêt des opérations sur les enfants dont la vie n’est pas en danger et des traitements de normalisation prescrits sans le consentement éclairé de l'enfant et/ou de l'adulte intersexué ;

- Un changement du rapport médecin/patient ;

- Une formation des médecins, notamment des chirurgiens, aux opérations chirurgicales que peuvent désirer les trans, - Une formation du personnel soignant, notamment du personnel d’accueil dans les hôpitaux, aux questions de transidentité, et cela en partenariat avec des personnes trans ;

- Des études épidémiologiques sur la santé des personnes Trans, et en particulier sur la prévalence du VIH-Sida ;

- Des campagnes de prévention contre les IST en direction des personnes trans.

L’Existrans aura également lieu dans les villes suivantes : Ankara – Barcelone – Berlin – Bilbao – Bogotá – Bruxelles – Buenos Aires – Campinas – Caracas – Mexico – La Corogne – Saint-Sébastien – Vitoria-Gasteiz – Grenade – Las Palmas de Gran Canaria – Lille – Lima – Lisbonne – Londres – Madrid – Montréal – Quito – San Francisco – Cali – Santiago du Chili – Saint-Jacques-de-Compostelle – Valence - Saragosse

Le collectif Existrans
existrans(@)gmail.com
http://www.existrans.org/

D'autres photos devraient circuler ici:

L'orga de l'existrans recueille et diffuse les photos réalisées lors de la marche 2009.

Pour voir les photos : http://existrans2009.slide.com

Pour partager les photos que vous avez faites lors de la marche, Enregistrez-les dans un dossier zippé et envoyez-les à : existrans09@gmail.com

Création tee-shirt pour l'existrans 2009

ayant les droits sur mon image je l'utilise;)



























lundi 5 octobre 2009

identité/S..?

Identité/S..? Lesquelles?

mardi 29 septembre 2009

ce que le militantisme en groupe m'a fait 1

A l'heure où je me dés/engage de tous les groupes militants je fais le bilan amer de ces deux années passées dans les luttes en groupe.

Ce que le militantisme m'a fait, c'est juste devenir un être froid, hyperlucide, hyper enragé, hyper agressif, insatisfait, sans illusion aucune ...

J'étais juste un idéaliste qui rêvait d'un monde meilleur pour touTEs...Oui n'en déplaise aux personnes surpolitisées, pour lesquelles tout devient politique, tout est noir ou blanc, pour ou contre, je vomis les groupes maintenant, ces groupes où règne un sectarisme , une loi implicite de l'homogénéisation de l'individuE pour et par le groupe, un intellectualisme élitiste qui ne sait plus que parler à des individuEs possédant les mêmes codes ( où on reproduit en résistance des nomes en touTEs genrEs, de pensée, d'actes, où le dialogue avec autrui devient impossible si par hasard il est voulu...hétéroland ne parle qu'aux hétéros, queerland qu'aux queers, gayland.., gouine land, transland lui ne parle à personne ni en interne ni en externe...triste constat de luttes internes, ..).

Avant je rêvais, je croyais qu'aimer était possible...je vivais avec un peu d'espoir...Aujourd'hui je suis épuiséE, écoeuré, par ces contre productions , par les amiEs laisséEs en chemin par manque de temps, par les amiEs perduEs au cours de luttes internes, par la déconnexion avec le monde straight comme on dit...

Alors je fais beaucoup d'efforts pour partir de tous ces groupes et j'essaye de me retrouver, pas en tant qu'identité , juste en tant qu'être humain , en tant qu'être ressentant, écoutant, aimant, esperant...et pacifier ma vie, lutter au quotidien et par la photo sont mes outils...je les ai perdus pendant deux ans...

Photographier ce qui n'est ni noir ni blanc, ce qui fait jaillir l'émotion quelquesoient nos "identités", ce qui nous concerne touTes et pas seulement quelques unEs, ce qui devrait nous rassembler au lieu de nous opposer...

Et vivre sans nier qui je suis , quel meilleur moyen que d'être heureux pour lutter sereinement...sans les luttes internes, les luttes d'égos, des luttes parcellaires pour une partie , des luttes pour des droits qui exclueront certainEs de toutes façons...

Une question tout de même, pourquoi faut-il piétiner les minorités des minorités pour s'affirmer? pour avoir de droits? être en écrasant ce n'est pas ce que je me souhaite, ni à personne d'ailleurs..il n'y aps de réponses à cette question, je l'ai acté, cela se passe toujours comme cela, l'histoire inlassablement se répète...sans fin...( to be continued)

lundi 28 septembre 2009

prochaines expos clermont ferrand et Bruxelles en novembre

prochaines expos clermont ferrand et Bruxelles en novembre
prochaines expos clermont ferrand et Bruxelles en novembre

Destroy Genders or Fucking Genders pour une societe non binaire se déplace en novembre:
-les 14 et 15/ 11 à Clermont ferrand dans le cadre du festival les homosaïques
( programme n'est pas encore en ligne)
- du 20 au 29 novembre à Bruxelles dans le cadre du festival " Tous les genres sont dans la culture"

Festival « Tous les genres sont dans la culture »

Du 20 au 29 novembre dans différents lieux à Bruxelles, l’asbl Genres pluriels (GPs), en partenariat avec d’autres associations et artistes, organise un festival « Tous les genres sont dans la culture » qui visera à montrer au public de la région bruxelloise et d’ailleurs la diversité, le continuum des genres et les formes d’intersexuations

- le programme:
http://www.genrespluriels.be/Programme-du-festival-GPs

Ce festival aura pour but grâce à des conférences, des échanges artistiques, culturels, cinématographiques et autres, de lutter contre les discriminations que subissent actuellement les personnes aux genres fluides et intersexuées dans la société.
Le vendredi 20 novembre 2009, journée internationale de la mémoire transgenre, le festival débutera par le séminaire « Transgenre-Transsexualité » organisé par l’Institut pour l’égalité des femmes et les hommes.
Le festival présentera une exposition « Destroy Genders or Fucking Genders » par l’artiste photographe queer Naïel dont le vernissage aura lieu dans la soirée du vendredi 20 novembre 2009.
Le samedi 21 novembre 2008 dans le cadre de la Quinzaine des femmes est prévue une journée « diversité des sexes et des genres », à l’hôtel de Ville de Bruxelles. Au cours de cette journée, Laurence Ngosso de Genres Pluriels donnera la première partie d’une analyse critique de l’image des femmes telle que véhiculée dans les arts, le cinéma, la littérature tandis que Robin Van Royen et Evie Embrechts du Feministische ActieBende présenteront la deuxième partie d’une analyse critique sur l’image des femmes telle que véhiculée dans l’histoire plus contemporaine.
Puis Joëlle Wiels (biologiste au CNRS) abordera le déterminisme du sexe et son impact sur le genre tandis qu’Evelyne Peyre (paléoanthropologue au CNRS/MNHN) parlera des effets du genre sur le sexe.
On pourra retrouver les Drag Kings de Bruxelles (DKB) lors d’un show dans la soirée du samedi 21 novembre dans le local du Pink Ponk.
Le dimanche 22 novembre 2009 sera consacré aux questions trans’ et intersexes avec Maud-Yeuse Thomas et Karine Espineira (Sans Contrefaçon), Stéphanie Nicot (Trans-Aide), Deborah Lambillotte (ILGA-Europe) et Genres Pluriels.
Le festival « Tous les genres sont dans la culture » se fait un plaisir de présenter une sélection de films qui dérangent, stimulent et nous encouragent à réfléchir autrement au monde dans lequel nous vivons.
Dans la soirée du dimanche 22 novembre 2009, nous projetterons des films comme l’Ordre des mots (documentaire sur les mouvements trans’ et intersexes) et Transparent ou encore Working on it (voir les courts et moyens métrages). Nous souhaitons aussi montrer au grand public l’existence de personnes transgenres et intersexué·e·s lors d’un ciné-canapé au Centre culturel de Schaerbeek le vendredi 27 novembre 2009 avec les films XXY et Venus Boyz.
Le public pourra aussi mettre en pratique la déconstruction des genres lors d’un atelier drag king le samedi 28 novembre et lors d’un atelier des continuums corporels le dimanche 29 novembre 2009.
La soirée au Pink Ponk sera animée le samedi 28 novembre par des artistes de la communauté transqueer, telLEs le groupe Kings Queer (groupe polémique, duo performatik electroclash).
L’équipe du festival
plus en détails:
King’s Queer, electroclash transpédégouine et plus si il y a affinités débridée.
Hybride musical déjanté. Binôme hors-norme sonore, un transboy et une gouine, machine et voix, exploration d’émotions, de sensations, parfois drôle, parfois torturé. Ils savent développer un univers qui n’appartient qu’à eux. Leurs concerts sont de véritables performances festives, énergiques, éclectiques. En quelques mois d’existence, pas moins de 25 dates en France, Suisse et Belgique.
Musicalement, King’s Queer c’est avant tout des créations originales, des bidouillages électroniques, des séquences magnétiques s’inspirant aussi bien d’artistes tels que Lou Reed ou le Velvet Underground que des icônes disco-pop.
Scéniquement, King’s Queer c’est un live-up déchaîné, enflammé où le public est secoué comme sur des montagnes russes, en clair c’est un véritable show.
A (re)découvrir absolument le samedi 28 novembre dans le local Pink Ponk, rue Marie Popelin 2, 1210 Saint-Josse-ten-Noode !
Sites officiels :
Exposition de Naïel Lemoine, photographe, poète, MeToMyself, F To Unknow, identité non binaire mouvante, just QUEER
Dans le cadre du festival « Tous les genres sont dans la culture »


Male, female ? Masculin, Féminin ?
du 20 au 29 novembre 2009, vernissage le 20 novembre.
A la Maison Arc-en-ciel de Bruxelles
Rue Marché au charbon 42
http://naiel.net/
Ce pseudo « ordre naturel des choses » a-t-il un sens ? N’y aurait-t-il pas autre chose au-delà du genre ? En quoi la binarité des genres et des sexes, système construit politiquement, contrôle les individuEs et ne se fonde sur aucune donnée « naturelle » valable ? Pourquoi certaines « identités » se heurtent-elles à la binarité et ne peuvent s’y épanouir ? Pourquoi cette violence ? L’ordre Naturel serait-il le dernier tabou sans lequel la société risquerait de se désagréger ?
Comment certaines revendications transgenres et intersexes, sont ce qui permet de remettre en question ces vieux fondements binaires non naturels de notre société ?
Portraits de 17 personnes, leur discours, leurs révoltes :
Comment vivre dans des « identités » plus fluides ?… En refusant l’assignation forcée au genre et au sexe et de s’y soumettre ? En militant pour le droit à l’autodéfinition de son identité sans exclusion, psychiatrisation, oppression ?
Plus d’info :

Du 20 au 29 novembre 2009, vernissage le 20 novembre.
A la Maison Arc-en-ciel de Bruxelles
Rue Marché au charbon 42
conférences:

a journée du dimanche 22 novembre 2009 sera consacrée aux questions trans’ et intersexes avec Maud-Yeuse Thomas et Karine Espineira (Sans Contrefaçon), Stéphanie Nicot (Trans-Aide), Deborah Lambillotte (ILGA-Europe) et Genres Pluriels. ....
Colloque sur les questions trans’ et intersexe
Heure lieu encore à confirmer
13h Accueil
13h30 Présentation du colloque
14h Maud-Yeuse Thomas
14h30 Karine Espineira
15h Stéphanie Nicot
15h30 Pause
15h45 Deborah Lambillotte (à confirmer)
16h15 Genres Pluriels
16h45 Débats
17h15 Pause sandwichs
18h30 L’Ordre des Mots + Courts
20h Transparent et/ou Working on it
21h30 Clôture du colloque trans
Les conférences seront suivies de films tels que l’Ordre des mots et des courts et moyens métrages.

calle

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Conférence présentée le samedi 21 novembre à 16h par Joëlle Wiels
Biologiste, Directrice de recherche au CNRS
Lieu : Hôtel de la ville de Bruxelles dans le cadre de la quinzaine des femmes
Entrée gratuite

Présentation de la conférence :
Dans la relation entre sexe et genre, on estime souvent que seule la seconde notion mérite d’être interrogée, étudiée : le sexe relevant de la nature serait un socle inquestionnable à partir duquel les sociétés humaines construiraient le genre, en interprétant de manière variable (et le plus souvent en accentuant) l’incontournable différence des sexes. Mais la nature a-t-elle vraiment fait simple ? Qu’en est-il réellement, autrement dit, du sexe ? Est-on forcément « femme » si on possède deux chromosomes X ? Suffit-il d’avoir les chromosomes XY pour être « homme » ? Existe-t-il un gène du sexe ? Existe-t-il des hormones mâles et femelles ? L’exposé abordera ces questions et tentera de montrer que le sexe biologique, loin d’être cette notion simple qui permettrait de séparer les individus en deux catégories bien distinctes, s’avère être une notion complexe et variable, arbitrairement interprétée sous l’emprise du genre. Il s’intéressera également aux présupposés idéologiques qui gouvernent le développement des recherches en biologie sur ce sujet. Il montrera notamment que le concept du développement femelle comme un développement « par défaut » a longtemps dominé le discours scientifique sur la différenciation sexuelle, favorisant ainsi les recherches sur la formation des testicules au détriment des recherches sur les ovaires, supposés se former de manière passive.
Présentation de Joëlle Wiels :
Parallèlement à ses activités de recherche sur le cancer, Joëlle Wiels milite dans le mouvement féministe depuis 1977. En 1979-80, elle a notamment participé au groupe “ Femmes et Sciences ” puis a rejoint le collectif animant la librairie Carabosse (la seule librairie féministe à cette époque). A son retour en France, après deux années passées aux États-Unis (1985-86), elle a fait partie du comité de rédaction du bulletin national d’information Études Féministes (1987-89) publié par l’APEF (Association Parisienne pour les Études Féministes). Elle a, par la suite, participé au Réseau Femmes pour la Parité qui est à l’origine de la publication dans le journal Le Monde du “ manifeste des 577 pour une démocratie paritaire” (10 novembre 1993). Entre 2002 et 2005 elle a dirigé la Mission pour la parité dans la recherche et l’enseignement supérieur du Ministère chargé de la Recherche. Elle est membre de l’association « Femmes et Sciences depuis 2005.
Elle mène, par ailleurs, depuis longtemps avec l’anthropologue Evelyne Peyre, une réflexion critique sur le traitement de la détermination du sexe dans la littérature scientifique ainsi que sur les relations entre le sexe biologique et le sexe social (cf. publications).
Principales publications
-  Evelyne Peyre et Joëlle Wiels, “ Et un jour, peut-être, un autre sexe culturel dans la science ”, Pénélope, 4 (“ Les femmes et la science ”), 1981, pp. 83-85.
-  Evelyne Peyre et Joëlle Wiels, “ Différence biologique des sexes et identité ”, in Actes du colloque national “ Femmes, féminisme et recherche ”, Toulouse, AFFER, 1984, pp. 818-823.
-  Evelyne Peyre, Michèle Fonton et Joëlle Wiels, “ Sexe biologique et sexe social ”, in M.-Cl. Hurtig, M. Kail et H. Rouch (dir.), Sexe et genre : de la hiérarchie entre les sexes, Paris, Editions du CNRS, 1991.
-  Evelyne Peyre et Joëlle Wiels, “ De la ’’nature des femmes’ et de son incompatibilité avec l’exercice du pouvoir : le poids des discours scientifiques depuis le XVIIIe siècle ”, in E. Viennot (dir.), La Démocratie ‘à la française’ ou les femmes indésirables, Paris, Presses de l’Université de Paris VII, 1995, pp.127-157 + planches.
-  Evelyne Peyre et Joëlle Wiels, “ Le sexe biologique et sa relation au sexe social ”, Les Temps Modernes, 593, 1997, pp. 14-48.
-  Joëlle Wiels et Evelyne Peyre, “ Sexe biologique et sexe social : le point sur les recherches ”, Cahiers de la francophonie, 8 (“ Femmes en Francophonie ”, dir. M. Pontault), Paris, Haut Conseil de la Francophonie/L’Harmattan, 2000, pp. 217-225.
-  Joëlle Wiels, “ L’ovaire sort de l’ombre ”, La Recherche, Hors-Série 6 (“ Sexes : comment on devient homme ou femme ”), 2001-2002, nov., déc., janv., pp. 30-32.
- Joëlle Wiels, « La différence des sexes : une chimère résistante », in Féminin Masculin – Mythes et idéologies (dir : C. Vidal), Belin, 2006, p. 71-81.

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L’image des femmes telle que véhiculée dans notre société via les arts, le cinéma, le théâtre, la littérature, les médias

Partie 1 de l’« image des femmes »
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20 septembre 2009
par genrespluriels
Dans le cadre du festival « Tous les genres sont dans la culture » et dans le cadre de la quinzaine des femmes
samedi 21 novembre à 14h à l’Hôtel de Ville de Bruxelles
Présentée et animée par Laurence Ngosso de l’asbl Genres Pluriels

1. L’image des femmes telle que véhiculée dans notre société via les arts, le cinéma, le théâtre, la littérature, les médias.
L’image que l’on présente des femmes à travers les médias, les arts, la littérature, le théâtre, le cinéma a beaucoup évolué depuis une trentaine d’années, et pour le mieux. Les romans comportent plus que jamais des personnages féminins variés et crédibles. De plus en plus de modèles positifs et actuels montrent des femmes influentes, qui maîtrisent leur vie, leurs relations interpersonnelles et leur avenir.
Malgré les progrès observés, les médias, le théâtre,… véhiculent encore trop souvent une image stéréotypée des femmes. Les épouses dévouées, femmes fatales et femmes de carrière agressives font toujours partie de notre paysage médiatique. L’impact de ces stéréotypes est d’autant plus important qu’ils constituent souvent les rares images que les femmes ont d’elles-mêmes à travers les médias.
Cette conférence se veut être un point de départ pour une analyse critique des stéréotypes et démontre qu’il est tout à fait possible de montrer des images positives des femmes.
Cette présentation sera suivie par une deuxième partie sur l’image des femmes présentée et animée par Robin Van Royen et Evie Embrechts du Feministische ActieBende

Films

À l'intérieur de la rubrique :

http://www.genrespluriels.be/-Festival-Tous-les-genres-sont-dans-

lundi 31 août 2009

la version 2 en francais Video de mon exposition version 2 Destroy Genders or Fucking Genders: Pour une societe non binaire.

la version 2 en francais Video de mon exposition version 2 Destroy Genders or Fucking Genders: Pour une societe non binaire.VERSION 2

 elle est destinée à faire circuler cette exposition dans les festivals de films décalés expo ici: 

 http://naiel.net/

Le projet y est en entier

 http://www.myspace.com/fuc kinggenders

 le projet V2 y est en entier en anglais... Si vous souhaitez diffuser ce film ou faire circuler expo photos, vous pouvez me contacter.

 Merci et bon visionnage

Naïel









Destroy Genders or Fucking Genders : pour une société non binair

short presentation for the video version Destroying Genders or Fucking Genders : for A NO BINARY Society VERSION 2

ENGLISH : short presentation for the video version Destroying Genders or Fucking Genders : for A NO BINARY Society VERSION 2


: Male, Female ? Masculine, Feminine ?
Does this pseudo « natural order of things » mean anything anymore ?
Isn't there something beyond gender, something which is still unthinkable because it is wordless ?
To what extent is the sex/gender binary a political system constructed to control individuals, without any « natural » basis ?
Why do some « identities » have to confront the binary norms in which they can't live fully ?
Why this violence ?
Is the Natural order of Things the last taboo, without which society would be at risk of collapsing ?
How are some transgender and intersexed movements what could allow to question the old masculine/feminine foundations of our society ?
This project, through the portraits and self-descriptions of 17 persons, tries to speak the « unspeakable » :
.-
How to live in less narrow, more fluid « identities »... ? -by denouncing forced assignment to sex and gender.
-By denouncing forced injonction to sex and gender.
-by fighting for the right to self-identification without marginalization, psychiatrization, pathologization, oppression...
-by questioning the Natural Order of gender and sex.
Naïel, March 31st 2008

you can read it completely here

soon in english here for the pictures exhibition: http://naiel.net/
elle est destinée à faire circuler cette exposition dans les festivals de films decales
expo ici: http://naiel.net/
Le projet y est en entier
http://www.myspace.com/fuckinggenders
le projet V2 y est en entier en anglais...
Si vous souhaitez diffuser ce film ou faire circuler l'expo photos, vous pouvez me contacter.
Merci et bon visionnnage
Naïel

Destroying Genders or Fucking Genders: for A NO BINARY Society

samedi 29 août 2009

Ne pas genrer les personnes à priori.



Ne pas genrer les personnes à priori.


Il etait une fois , juché au-dessus des calanques, sous un soleil éclatant, un monde idéal libéré de toute norme...Où chaque personne était respectée ...au-delà des apparences.

DRING! DRING! Le reveil (oui, je suis unE vieillE et n'ai pas encore mon portable multiconsommations intégré) sonne..

Retour brutal à la réalité.

Je suis toujours sous un soleil éclatant, du 4ème étage de mon palace "crous" j'aperçois toujours les calanques, MAIS...je ne suis pas à Bisounours'Land...:


Du "salut les filles", au "c'était bien bien avec Le/La Mec/Fille d'hier soir?" en passant par ."comment ça va jeune homme", "bonjour monsieur"...Je me retrouve encore, de fait, genré-e par mon apparence physique...HIC!


Nous avons tout-e-s été éduqué-e-s dans et par un système hétéronormatif et sexiste, avec une langue particulièrement genrée et des formules de "politesse" genrées( qui ne sont pas toujours hypocrites et peuvent faire partie d'un certain "take care"), qui assigne un Genre/Sexe en fonction de l'apparence physique et qui continue encore ( malgré nos efforts de déconstruction) à nous traverser quotidiennement.


Certaines personnes souhaitent être genrées indépendamment de leur apparence physique, d'autres ne souhaitent pas être genrées, etc...Ce souhait est plusqu'un souhait c'est juste le droit fondamental de toute personne à s'autodéfinir , s'autodéterminer, à être libre de dire qui elle est...., à ÊTRE tout simplement.


Je sens que malgré votre totale ouverture d'esprit, vous allez me dire: "c'est bien beau tout ce discours MAIS, pratiquement , comment je fais..?

C'est très simple: vous rencontrez une autre personne , un simple "salut", "bonjour" , "ça va"? ...ne genre pas les gen-t-e-s à Priori.

Et immanquablement , vous allez me rétorquer ( car vous avez l'esprit très ouvert), "pour le bonjour , c'est simple mais après? Si je discute avec la personne"?

Si, dans votre discussion , la personne ne s'est pas genrée elle même pour diverses raisons, vous pouvez tout simplement lui demander ce qu'elle préfère:

le "elle" , le "il", le "iel", le "illE",...pleins de pronoms se créent au fur et à mesure  de nos déconstructions/reconstructions/déconstructions...


ET réciproquement:


Si je suis par exemple une personne souhaitant être genrée au masculin/féminin/ou non genrée/ou autre...et SI ,du fait des habitudes sociales et du temps si différent qu'il faut à chacun-e pour déconstruire toutes les normes, on me genre à priori et que celà m'agresse....

un peu de "zénitude"...

Dire tout simplement , moi c'est "il", elle, iel, illE...( chacun-e ayant le libre choix d'expliquer ou non ; personne n'a à se justifier d'être!), d'une manière calme et en prenant en compte son interlocuteur-e dans toute sa dimension , permet tres souvent de désamorcer les violences, agressions ressenties qui sont souvent dûes à un manque d'information et/ou une "mal information" sur les questions de genre.

Essayons de ne pas oublier , en tant que personne, notre propre cheminement, ce qu'il nous a fallu comme temps , rencontres avec d'autres pour commencer à déconstruire tout celà...


BiSouNouRs' lAnD n'existera sans doute jamais , mais nous pouvons tout-e-s ensemble essayer de tendre vers....

texte écrit pour les ueeh 2009

Naïel, fin juin 2009


Parce qu'il y en a marre de subir l'injonction à se genrer qui n'est en fait qu'une volonté de confirmation de ce que la personne a vu de nous par votre apparence!

Parce que partout c'est il ou elle et que cela n'a rien de naturel....parce que le genre n'est pas la construction sociale d'un sexe qui serait biologique....!

parce que le genre precede et produit le sexe!

parce que tout ca vous ronge de l'interieur, parce que votre place n'est nulle part, parce que vous êtes toléréEs partout.......mais jamais respectéEs

parce qu'il n'y a pas d'autres manieres de lutter contre le sexisme que de s'enoncer différemment ...

parce que binarisme , genre, sexe, sexisme, racisme.....vont ensemble..................

parce que seulE il n'ya pas de lutte possible.....

samedi 4 juillet 2009

expos ueeh 2009 terre des humains/terre des non humains....?

expos ueeh 2009 terre des humains/terre des non humains....?


Terre des « Humains »/ Terre des « Non Humains »… ?

Cette exposition était un défi personnel : faire un travail où l’être humain est complètement absent.

D’un point de vue concret et basique, je dirais que le pari a été tenu mais si je laisse traîner, s’attarder mon regard sur ces images je ne vois que des photographies saturées « d’Humain ». Chaque lieu, chaque objet est transformé, traversé par ces traces que nous laissons tous/toutes/tou…

Certains « salissent » de leur détritus de consommation effrénée des terres encore vierges …

D’autres reconstruisent l’espace d’un instant, un semblant d’humanité dans des lieux abandonnés par la société, désaffectés…dans les lieux de l’oubli, du rejet, des Humains stigmatisés comme Non Humains , se construisent des rêves avec vue sur Paris…

Lesquels sont Humains, lesquels Non Humains… ?

Rien en ce monde n’est binaire, rien n’est noir ou blanc, mal ou bien…Ce qu’on aperçoit dans ce monde auto dévasté, à chaque coin de plage polluée, à chaque bouche d’aération hébergeant pour une nuit des humains en détresse, à chaque poste allumé sur des séries TV pour des vies par procuration, …ce sont juste ces empreintes que nous laissons tous…Empreintes d’Humains Sur/Humains, Sur/intégrés , sur/ « Abrutisés » ; Empreintes d’Humains non Humains dés/Humanisés, marginalisés, rejetés…

Sommes nous nos traces ? Notre condition d’être humain nous réunit elle dans ce constat que nous n’existons que dans les traces que nous laissons pour rendre l’absent présent……… ?

Je n’ai pas de réponse, mais ces photographies sans personnages me renvoient à une seule chose : des émotions, des esquisses de survie, des fractures... .Rien que des choses humaines…

J’aimerai penser que ces traces, sans être un jugement moral, pourraient peut être nous faire prendre conscience de certaines réalités et de ne jamais oublier certaines traces trop noires et rouge sang de notre histoire…

En ce mois d’avril 2007, dans cette période traversée par le binarisme et le communautarisme qui rejaillissent dans chaque société en perte de repères, en mutation, où l’histoire inlassablement semble se répéter pour le pire, j’espère que ces traces d’Humains, de Non Humains ne fassent pas que témoigner mais fassent surtout réfléchir sur notre société qui broie et dévore l’Humain au rythme du pas assourdissant et lancinant du profit.

Naïel 02/05/07, 0h48

CyBoRgS' lAnD

work in progress année 2008/2009

CyBoRgS'lAnD 1

J'ai appliqué un principe féministe: le droit à disposer de mon corps; j'essaye de ne pas me battre avec certaines féministes...

CyBoRgS'lAnD 2

UnE cyborg rêve...




mercredi 29 avril 2009

Durtal octobre 2008...sur le vif...

Portraits en noir et blanc de D. en octobre 2008

be a  pédéE...


Essais photos Durtal fevrier 2009

essais de shoot à BBL2 du 19/02/09


premier essai au flash.....je hais le flash!!!

























jeudi 2 avril 2009

Intervention Du 31 mars dans le cours alternatif" Langage Pouvoir et idéologies" ( ILPGA -Paris III) sur "Destroy Genders or fucking genders"

Présentation de l'exposition « Destroy genders or Fucking genders: pour une société non binaire »

31 mars 2009, dans le cadre du cours alternatif « Langage, Pouvoir et Idéologies » animé par Luca Greco (ILPGA-Paris III)

19, rue des bernardins, 75005 Paris

  1. présentation de moi:

Je m'appelle Naïel, je suis photographe féministE1 ,militantE, Queer, et plein d'autres choses...:)Mais je suis, avant tout unE individuE qui par moments utilise la photographie comme moyen d'expression et de résistance...

Je ne saurai rentrer dans aucune case, identité fixe qui me constituerait comme sujet...je “suis” post identitaire...

Je peux, dans un souci de luttes et de visibilité, revendiquer certaines identités politiques comme identité non binaire et mouvante, AssignéE Female To Unknow...

“not a girl”, "not a boy”,just an another “gender”,transgenre, genderqueer, pédéE, gouinE...

  1. Naïel

Naïel n'est pas le prénom qui m'a été assigné à la naissance, je l'ai construit comme je construis mon corps, ma personne quotidiennement en tentant de déconstruire les normes qui m'ont faitE advenir en tant que sujet.

[ texte :pourquoi changer de prénom et pourquoi Naïel?

Naïel est un prénom construit et politique. Il est le fruit de la contraction de Nat-il/el qui est un prénom construit et choisi, comme peut l'être cette p… de binarité des sexes et des genres qu'on pense "naturelle" et qui régit notre société. Naïel est là pour vous rappeler qu'il n'y a pas de nature dans ce système binaire seulement des constructions sociales, politiques, culturelles...qui divisent en deux l’humanité afin de légitimer le sexisme , l’oppression d’une catégorie par une autre, les « Normes »…et toutes les discriminations et violences qui s’exercent sur des personnes dites a/normales.]2

  1. FéministE? De quoi parle-t-on?

Quand je dis je suis FéministE , je me dois d'expliquer ce qu'est pour moi le féminisme, parmi tous les féminismes existants. Et pour cela je ne peux pas parler de ma vison du féminisme sans parler du genre....

[Je tiens d'abord à préciser que le genre n'est pas, pour moi, la construction sociale du sexe biologique ( le genre est un concept créé dans les années 50 aux États Unis par Stoller et Money, deux psychiatres et psychologues travaillant sur le “transexualisme”3 et la réassignation des enfants intersexuéEs.).

Le genre préexiste au sexe et le produit en lui donnant l'illusion du naturel ( tout en invisibilisant cette production).

C'est un rapport social de pouvoir qui produit et entretient le système hétéronormatif (2 genres, 2 sexes, relation hétérosexuelle avec pour but la reproduction).

Dans ce sens il fonde la société en tant qu'hétérosexuelle.( cf Wittig)

En tant que dispositif créé et au service du pouvoir biopolitique , il est à détruire car il maintient l'oppression d'une catégorie sur une autre, exerce un contrôle permanent des individuEs via une grille de lecture normative qui définit ce qui est “humain” de ce qui ne l'est pas. Il exclut donc du domaine du “pensable” toute personne ne pouvant être identifiée clairement par cette grille.

Le genre (en tant que dispositif de régulation au service du pouvoir) au même titre que le sexe n'a pas de caractère naturel , rien ne préexiste à sa production.4

Dans ce sens , le féminisme a pour objectif final la destruction du genre; ce qui ne veut pas dire qu'il faut ignorer ou nier la réalité des catégories sociales de genre et leur relations.]

Ma conception du féminisme est donc matérialiste et « Wittigienne » , dans ce sens «  être féministE , c' est lutter pour les femmes en tant que classe et pour la disparition de cette classe » ; alors que « pour de nombreuses autres cela veut dire quelqu'une qui lutte pour la femme et pour sa défense, pour le mythe donc et son renforcement »5.

Je me réfère aussi au Black féminism et à Audrey Lorde : «Je continuerai à combattre toutes les formes d'oppression. Racisme, sexisme, homophobie..  personne n'est libre tant que d'autres personnes sont opprimées. Brisons le silence»

  1. qu'est ce pour moi “se dire” queer?

Le terme queer , à l'origine veut dire bizarre et c'est aussi une insulte homophobe. Réutiliser le mot queer pour se désigner est une pratique de réappropriation et de détournement du discours. Cette réappropriation s'est faite dans la fin des années 80 aux EU, par des militantEs en opposition aux revendications structurées et normatives des gays et des lesbiennes , avec “un discours non identitaire, anti assimilationniste, et ne s'en prenant plus seulement à l'intolérance ou à l'hétérosexisme, mais directement aux contraintes de la normalité.”6

Pour moi, c'est une boite à outils qui me permet de déconstruire , de re-penser le monde, une certaine histoire , science “straight”, avec d'autres grilles d'analyses qui croisent entre autres genre, race et classe...; qui re-situent et redonnent la parole aux oppressions spécifiques invisibilisées et aux sujets par l'Oppression dite universelle écrite par des blanchEs, hétéroEs et “bourgeoisEs ( CF Black féminism).Ces grilles de ce fait sont toujours en mouvement , non fixes...

Les théories queer me permettent de me dé-construire/ re-construire sans modèle et sans fin...

Leur réappropriation me permet de résister tous les jours à l'intérieur du système héténormatif, par des pratiques sur mon corps, sur mon discours, ....

Le queer pour moi c'est aussi produire d'autres “identités” mouvantes, non binaires, qui échappent à toute définition, classification, homogénéisation....Tout en gardant un œil critique au sein de cette subversion afin de ne pas ériger via ces “productions” de “genres” “degenréEs”, de nouvelles normes, de nouvelles injonctions....à une nouvelle norme identitaire “queer” ou “freaks”

queer et identités:

Dire je suis queer et aussi je suis une identité est un non sens /queer. Le queer ne peut être identitaire , il est post identitaire. Par contre il peut être une identité politique.

J'y reviendrai plus tard.

Queer et féminismes:

On ne peut pas “se dire queer”, si on n'est pas d'abord féministE/post-féministE. ( cf 1.b)

  1. Présentation du projet/ expo

  1. présentation express

Je tiens tout d'abord à préciser que cette exposition n'est que la 4ème partie d'un projet plus vaste...que vous pourrez lire..sur mon site

http://naiel.net/

Cette exposition n'est pas une exposition sur les trans et les intersexes. Elle questionne le genre et « l'ordre naturel des sexes », dans ce sens , elle nous concerne toutEs.

Ce projet est né de ce constat personnel récurrent:

« Dans la rue, chez la boulangère, …j’ai souvent affaire au monsieur, jeune homme ou madame, ce qui ne me dérange pas plus que ça, ayant choisi de vivre dans une identité très fluide et la langue française ne permettant pas de sortir de cette binarité.

Ce qui me frappe le plus , ce sont les excuses répétées de ces « monsieurEs tout le monde » qui ne peuvent accepter de rester dans le doute et vous réassignent de force dans un genre normatif et binaire « naturellement". Comme si une certaine ambigüité ne pouvait exister que dans le personnel et non dans la sphère publique. Cette oppression de la réassignation à deux genres immuables qui ne me conviennent ni l’un ni l’autre est une violence permanente , INVISIBLE et un Déni de toute « identité » qui pourrait échapper au masculin et au féminin. C’est une oppression de fait, sournoise car non formulée …car naturelle…évidente…pour « le commun des mortels ». Refuser ces normes, être visible dans des « identités « plus fluides, moins cadrées est aujourd’hui très difficile et ceci tout aussi bien dans la société dite « straight » que dans les milieux LGBT « straight » eux aussi. »7

présentation “résumé” de l'exposition:

[Destroy Genders or Fucking Genders : pour une société non binaire.

Male, female ? Masculin, Féminin ?

Ce pseudo « ordre naturel des choses » a-t-il encore un sens ? N’y aurait –t-il pas autre chose au-delà du genre, qui serait encore  « impensable », car sans mots ?

En quoi la binarité des genres et des sexes est un système construit politiquement de contrôle des individuEs qui ne se fonde sur aucune donnée « naturelle » valable aujourd’hui ?

Pourquoi certaines « identités » se heurtent-elles de plein fouet à la binarité et ne peuvent s’y épanouir ? Pourquoi cette violence ? L’ordre Naturel des Choses serait-il le dernier tabou sans lequel la société risquerait de se désagréger ?

Comment certaines revendications transgenres et intersexes, sont, aujourd’hui ce qui peut permettre de remettre en question ces vieux fondements non naturels de notre société, du masculin et du féminin ?

Ce projet, par les portraits de 17 personnes, leur discours, …leurs révoltes... essaye de dire « l’indicible » :

Comment vivre dans des « identités » plus fluides, moins rigides… ?

  • en refusant l’assignation forcée au genre et au sexe.

  • en militant pour le droit à l’autodéfinition de son identité sans exclusion, psychiatrisation, pathologisation, oppression…

  • en remettant en question l’Ordre Naturel des genres et des sexes.

Naïel le 31 mars 2008]8

  1. la démarche

  • L'appel à volontaires a été diffusé sur beaucoup de forums straight ou non straight ainsi que sur des listes, il était important pour moi de ne pas photographier que des personnes que je connaissais et familiarisées aux questions de genre. J'ai également fait le choix de n'exclure personne, ce qui explique que des choses étonnantes peuvent se dégager de cette exposition. Celles- ci n'allant pas forcément dans le sens de mon propos mais le parti pris était de ne pas choisir les personnes en fonction de mes objectifs et aussi de ne pas les assujettir à ma vision non binaire du monde...ce projet a plus valeur de documentaire.

    Le choix était vite fait entre aller chercher mes « modèles » et leur faire dire ce que je voulais et laisser chaque personne se sentant concernée venir et essayer de montrer de manière assez libre son/ses “identités “ de genre.

  • Chaque séance commençait par une longue discussion, explication du schéma et il n'y a eu aucune pose imposée , juste des ajustetements techniques. Ceci afin que chaque personne se sente libre et parfois démunie de montrer ce quelle souhaitait montrer d'elle.

  • Dans le même esprit de passer « d'un discours sur »à “un discours de”, chaque personne pouvait s'autodéfinir sur un schéma ( cf schéma) , ainsi qu'expliquer par un texte comment elle se positionne par rapport au binaire, au genre...

  • les schémas et textes sont datés et ne prétendent en aucun cas définir une identité fixe ( ce qui serait totalement en contradiction avec le queer) d'une personne. Ce sont des instantanés à un moment donné dans un espace donné, d'une parcelle de ce que chaque personne a souhaité donner....

  1. Explication du schéma d'autoproclamation de « son genre » et de ses rapports avec la binarité des sexes et des genres.9

Pour pouvoir montrer les oppressions/révoltes que provoque le système binaire je me suis trouvéE dans l'obligation de créer un schéma qui parte du binaire.

Le sexe biologique:= ( pour moi) et pour simplifier , car je m'adresse à des personnes qui ne connaissent pas toutes les variations chromosomiques , hormonales, ....est égal au sexe qu'on vous colle sur vos papiers à la naissance. Par exemple , j'ai mis pour moi une croix sur l'axe 100% F

Cette donnée est croisée avec le sexe phénotypique , pour en dégager des espaces d'oppressions et de révoltes.

Le sexe phénotypique: = ( pour moi) inclut les apparences que prennent le corps et là je fais une entorse volontaire à la définition, en y incluant la notion d'incorporation: à savoir: «  le corps est ce qui est incorporé »10. Ce qui plus simplement revient à prendre aussi en compte sa visualisation de son corps, qu'on ait subi des modifications corporelles ou pas, qu'on le veuille ou pas, idem pour les hormonothérapies. Ce qui permet par exemple d'inclure des personnes qui souhaiteraient une modif corporelle mais n'ont pas pu le faire ou celles qui ne le souhaitent pas.

Le genre d'identification sociale: est pour moi le genre qu'on vous plaque sur la figure dans la société.

Cette donnée est croisée avec le genre d'attachement pour en dégager des espaces d'oppressions/révoltes et aussi d'invisibilité.

Le genre d'attachement est votre  autoproclamation du genre.

Je précise que ce schéma n'a rien de scientifique mais permet une base pour comprendre des « genres » différents . Il est sous forme de pourcentage et il n'est en aucun cas obligatoire d'atteindre 100% et il est aussi possible de les dépasser.

  1. Projection de la vidéo

  1. Réception de l'exposition par les publics

Elle a principalement circulé dans des festivals LG ( les autres lettres étant une caution politique) et dans des festivals alternatifs queer, DIY....en (F)rance et la première fut à Cineffable ( festival non mixte) lesbien et féministe.

Plutôt bien accueillie avec des réactions diverses:

  • La haine et la croyance mystique en un ordre naturel des choses qui conduit à des non discussions et à m'octroyer le charmant statut de maladE mentalE ...Et ceci chez des personnes qui ont elles mêmes été classifiées psychiatriquement dans le DSM jusqu'en 1992....date d'ailleurs à laquelle y entrait le transexualisme.

  • Une ouverture sur les questions de genres mais en définissant le genre comme la construction sociale du sexe biologique qui lui est défini par la nature. Ce qui de fait nous conduit à parler à des niveaux différents d'analyse et ne nous permet pas d'amorcer un dialogue .

  • Un réel questionnement pour certainEs et beaucoup d'informations totalement inconnues.

  • Un très bon accueil chez des personnes non binaires..logique

  • un accueil mitigé en milieu queer parisien qui est déjà une subculture du milieu LGBT straight

  • Un accueil très violent et une réinterpretation du projet par certaines personnes transexuelles...le mot transphobie ayant ete prononcé..

Le bilan que j'en tire:

  • j'ai traversé plusieurs phases car ce projet s'est avéré lourd à porter et à défendre en milieu et intra milieu.

  • Mais, je suis fièrE d'avoir réussi à le monter , d'avoir fait se questionner et me questionner les gentEs qui ont co participé ( les “modèles) et qui ont fait vivre et évoluer le projet ,de les rencontrer, le montrer et encore et toujours le faire circuler...

  • Le dogme de la différence des sexes est tellement implanté dans l'habitus (f)rançais, qu'il est quasi impossible d'être entendu et /ou d'en débattre...peut être cela a t il un rapport avec l'ominprésence de la psychanalyse en (f)rance..........

  • quand j'ai écrit ce projet qui a connu plusieurs versions , la convergence des luttes était une évidence pour moi dans le milieu militant TPG ( transpédégouines: en opposition au LGBT straight) et je partais du principe que tout le monde la souhaitait...............

    c'était une belle illusion, le repli identitaire et la fragmentation des luttes est une réalité qui me révolte, surtout en ce moment, que je ne peux admettre mais que je suis obligéE de reconnaître.......

  • ce qui m' a poséE quelques questions:

  • qu'est ce qui ne permet pas aujourd'hui de dépasser l'identitaire? Quel est le point d'accroche qui maintient sujet et sujet politique et sujet et identité dans une symbiose, fusion, et qui empêche le sujet d'être?

  • Qu'est ce qui empêche la prise de conscience de la nécessité du dépassement identitaire alors qu'on observe très bien la fragmentation des luttes et leur inefficacité?

  • Après les critiques virulentes du Black Feminism aux féministes blanches, hétérosexuelles, bourgeoises ( en gros à un féminisme se réclamant universel) et l'apport des théories queers en politique, comment peut on encore aujourd'hui construire des sujets politiques qui soient pertinents en les fondant sur une identité homogene prédéfinie, fixe, immuable qui oblige le sujet à se confondre au sujet politique par solidarité? Sinon il s'oppose.

Il y a aujourd'hui dans le milieu LGBT straight, le milieu TPG, le milieu queer des débats qui ne peuvent être posés sur la table. Et pour l'instant toutes les tentatives pour le faire ont échoué pour des raisons diverses.......

Je pense sincèrement que “queer” pourrait être une identité politique qui permette de constituer un sujet politique et historique pertinent aujourd'hui:

Pour cela il y a un postulat de base que je ne peux pas ne pas rappeler: Dans l'analyse du système d'oppression, la classe/catégorie femme occupe une place centrale.

Ce sujet politique pour se constituer nécessite aussi deux consciences:

  • La conscience que les oppressions spécifiques autour desquelles se construisent les identités multiples sont des dommages collatéraux.

  • La conscience que l'oppression n'a pas d'existence en dehors de la multiplicité des oppressions spécifiques qu'elle engendre. C'est pour cela que l'identité politique à construire ne peut se faire qu'en dépassant toutes ces identités dans une identité qui les exprime toutes historiquement sans jamais pouvoir les épuiser toutes.

Cette identité politique pourra peut etre alors constituer un sujet politique et historique pertinent.

1 le E est une marque de “dégenration”,utilisant le féminin comme technologie de lutte féministe. La langue française étant énormément genrée.

2Extrait de l'exposition Destroy genders or fucking Genders, Naïel, http://naiel.net/

3Avec un seul S, transexualisme est la réappropriation par les trans exuellEs de leur appellation définie et contrôlée par le pouvoir psychiatrique et la jurisprudence.

4Dossier Genre, p19, la dixième Muse, n°37, mars/avril 2009.

5On ne nait pas femme, M. WITTIG, in « questions Féministes” N°8, mai 1980

6No Pasaran, N°51, SEPT 2006

7Extrait de l'exposition Destroy genders or fucking Genders version 2.1, Naïel, http://naiel.net/

8Extrait de l'exposition Destroy genders or fucking Genders version 2.1, Naïel, http://naiel.net/

9Extrait de l'exposition Destroy genders or fucking Genders version 2.1, Naïel, http://naiel.net/

10 Flaz, Du corps anatomique à l'incorporation,flaz@ras.eu.org , http://incorp-fabrique.org/, à paraître dans la revue No Pasaran.

Une bibliographie, liste de sites web, articles sera bientôt mise en ligne.

mardi 10 mars 2009

Manifestation "féministEs partout" le 7 mars 2009 + action Incorp

Vidéo de la manifestation "féministEs partout" du 7mars 2009 + action "Incorp"

tract et appel de la marche :

FEMINISTES PARTOUT

"Sexisme partout, féministes partout!"

Blog d'informations sur les événements organisés à l'occasion de la journée des femmes du 8 mars 2009

mardi 24 février 2009 Féministes Partout ! Appel à la marche du 7 mars . . Manifestation samedi 7 mars 2009 à 16h, place de la République, Paris . . Sexisme partout, féministes partout !

Si vous aussi vous êtes fatiguéEs par le paternalisme qui parle à notre place, ou par la violence qui cherche à nous faire taire, rejoignez-nous à la manifestation féministe du 7 mars 2009 ! .   Parce qu’il existe pour la majorité des gens toujours deux classes distinctes, les femmes et les hommes, et qu’il vaut mieux appartenir à la seconde qu’à la première. Parce que nous revendiquons d’avoir le choix : de notre sexe, de notre genre, de notre sexualité. Parce que nous désirons que les femmes, et touTEs leurs alliéEs, puissent s’approprier leur corps et ses représentations, sans devoir se conformer aux injonctions de normes oppressantes, réductrices et stéréotypées, véhiculées dans tous les domaines.  Parce qu’il existe mille façons de faire rentrer dans le « droit chemin » les insurgéEs contre leur sexe, leur genre, leur destin obligatoire : de l’assignation forcée des intersexes par mutilations génitales, au viol de représailles contre les lesbiennes ; de la psychiatrisation des trans’, aux violences masculines les plus régulières – en France, tous les trois jours, une femme est assassinée par l’homme avec qui elle vit.   Parce que notre santé passe en dernier, parce que le droit des femmes à disposer de leur corps est sans cesse remis en question, comme le montre la récente remise en cause du financement public du Planning familial et de nombreuses autres associations d’éducation populaire, parce que le savoir gynécologique est accaparé par les médecins, la contraception pas toujours remboursée, le droit à l’IVG menacé sous l’influence de l’Église catholique. Parce que, partout, les institutions qui exercent un pouvoir au nom de la religion ou d’une autorité morale ou politique prétendent toujours contrôler nos corps.   Parce que nous sommes largement touchées par le VIH, discriminées dans les essais par les labos qui ne prennent pas en compte notre métabolisme spécifique, parce que nous n’avons pas le même accès à des traitements de qualité, parce que nous sommes négligées dans les campagnes de prévention publiques, parce que, précarisées, nous sommes particulièrement touchées par les attaques contre la Sécurité Sociale, et notamment par l’instauration des franchises, ou par la remise en cause de l’hôpital public.  Parce que nous sommes précaires et trop souvent à temps partiel sans l’avoir choisi, que nous sommes toujours moins payées que les hommes à travail égal et à qualifications égales, et que nous effectuons l’immense majorité du travail gratuit appelé « travail domestique ». Parce que nous sommes les premières à payer la crise et le démantèlement des services publics. Parce que, malgré les lois et les effets d’annonce, le domaine public et politique nous reste toujours largement fermé.  Parce qu’en tant que femmes racialisées, nous luttons dans tous les domaines contre cette double oppression raciste et sexiste. Parce que la logique du racisme s’attaque directement à notre droit à disposer librement de notre corps. Parce qu’elle opère par exclusion, comme la loi sur le port de signes religieux à l’école qui prétend nous « protéger » – en particulier les filles musulmanes – et en fait contribue à nous stigmatiser, à nous enfermer dans le statut de « victimes » et à nous marginaliser.   Parce que, sans papiers, nous souffrons tout à la fois de la précarité, de la politique raciste du gouvernement français, des remises en cause du droit au regroupement familial, de l’intensification des interpellations policières. Parce que ce climat répressif nous éloigne encore davantage de l’accès aux soins.  Parce qu’en tant que prostituéEs, nous sommes mépriséEs, harceléEs et criminaliséEs par la loi sur la sécurité intérieure (LSI) de 2003. Parce que le délit de racolage passif accroît notre précarité et notre clandestinité et que nous ne pouvons pas exercer notre activité dans des conditions décentes et qui nous protègent.  Pour un féminisme qui refuse de voir son discours récupéré à des fins racistes, qui sache se démultiplier, concevoir l’émancipation sous toutes ses formes, un féminisme offensif qui lutte pleinement contre le système patriarcal et toutes les oppressions, qu’elles soient de classe, sexiste, raciste ou liées à la sexualité, un féminisme qui se revendique aussi des féminismes non-blancs, trans’ et lesbiens. . À l’appel de : Alternative Libertaire, Atelier de lectures féministes (cip-idf), CFPE (Collectif des Féministes Pour l’Égalité), Droits et prostitution, Étudions Gayment, Femmes Publiques, collectif Langues de putes, collectif Les mots sont importants, Mix-Cité Paris, Les Panthères roses, Pari-T, les Putes, le Torchon brûle toujours, les TumulTueuses

- Repas de soutien : dimanche 1er mars à 19h30, à la Rôtisserie, 4 rue Ste-Marthe, 75010, métro Belleville, Goncourt ou Colonel Fabien. _ Manifestation : samedi 7 mars à 16h, départ Place de la République. - Fête : samedi 7 mars au soir, à la CIP-IDF, 14 quai de Charente, 75019, Métro Corentin Cariou. - Lors de la fête à la CIP sera également projeté le film Un racisme à peine voilé, de Jérôme Host (2004) (plus d'infos sur le film : http://www.hprod.org)

( il me manque certaines re-baptisations de rues comme le square de la putain inconnuE, l'action de la Barbe au debut, et la prise de parole "des putes".)

!!!1ere partie de la vidéo:

 2ème partei de la vidéo:

action spécifique d'Incorp: heu c'est quoi Incorp...?

Incorp-fabrique.org ça peut être un lieu de rencontres et d'échanges, de productions et de diffusions. La thématique et les objectifs de travail s'inspirent grandement de ceux qui avaient été formulés par les personnes qui avaient tenté de mettre en place le collectif Incorp : ”des personnes actives dans le champ des luttes contre le sexisme, l'hétéropatriarcat, le familialisme et le binarisme qui persiste dans nombre d'organisations et de collectifs intervenant sur les questions de genre et de sexualité.”

Il s'agit de produire des outils de visibilité des personnes et des identités qui n'entrent pas dans le binarisme ambiant et dominant, y compris dans les milieux s'autoproclamant “conscients” voir “radicaux”. Cette action vise à lutter contre l'invisibilisation de ces personnes et identités qui permet d'occulter les violences exercées à leur encontre et à stimuler une réflexion commune entre les organisations et collectifs de la nébuleuse LGTBQI sur la question de la fragmentation des identités “politiques”.

des photos de la Incorp 's box:

Lucky Straight

Le binarisme tue!

côté2

côté1

les affiches:

Affiche 1

Affiche2

lundi 6 octobre 2008

Depasser les "identites" Oct 08 "As a Girl"? Tgirl?"Trav?

Depasser les "identites" Oct 08




As a "girl"?"Tgirl"?, trav?

vendredi 12 septembre 2008

remballe ton pape

Les 12, 13 et 14 septembre prochain, le Pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger) sera pour la première fois en France, invité par Nicolas Sarkozy. Cette présence du Chef du Vatican, cautionnée par l’Etat français, est inacceptable et constitue une attaque contre le mouvement social pour plusieurs raisons.

 

Une attaque contre la séparation de l’Eglise et de l’Etat http://remballe-ton-pape.over-blog.com/

Par cette invitation, Nicolas Sarkozy confirme sa position sur une « laïcité positive » qui ne devrait pas avoir « le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes ». Il n’hésite pas à promouvoir l’intrusion de la pensée chrétienne dans les affaires publiques quand il dit que « dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé ». Malgré les protestations, la rentrée prochaine verra « l’éducation civique » remplacée une « l’instruction civique et morale » aux relents de catéchisme républicain et d’obéissance aveugle aux règles. N’oublions pas aussi qu’en 2007, Christian Vanneste, député UMP-CNI du Nord, a envoyé à des établissements scolaires l’ouvrage « Homme et femme, il les créa », condamnant les théories de l’évolution et l’homosexualité.

Il y a une persistance des liens structurels entre Etat français et autorité vaticane. Le Président de la République a accepté le titre de chanoine. Christine Boutin, actuelle ministre du logement et de la ville, est nommée depuis 1995 au Conseil Pontifical pour la famille du Vatican, et son cabinet ministériel compte un prêtre, Jean-Marie Petitclerc. Ces exemples constituent une attaque contre la laïcité instituée par la loi.

 

Une attaque contre les femmes

Les propos à l’encontre des femmes et de leurs droits tenus par l’Eglise catholique en général, et par Benoît XVI en particulier, sont rétrogrades, sexistes, misogynes et lesbophobes. Dans sa lettre aux évêques de l'église catholique sur la collaboration de l'homme et de la femme dans l'église et dans le monde, il semble nécessaire à Ratzinger de rappeler les paroles prêtées à Dieu envers Eve, suite au prétendu « péché originel » : « Le désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi » (Genèse, 3, 16).

La supériorité divine des hommes sur les femmes organise la société dans toutes ses sphères : Ratzinger ajoute que « les femmes qui le désirent librement pourront consacrer la totalité de leur temps au soin du ménage […], tandis que celles qui désirent avoir d’autres activités pourront le faire, avec des horaires adaptés, sans être mises devant le choix de devoir sacrifier leur vie de famille. » A l’heure où les femmes occupent une large part des emplois précaires et consacrent une majorité du temps qu’il leur reste au travail domestique gratuit, Benoît XVI tient à leur rappeler leur place : le foyer et la famille. La famille, défendue par Ratzinger, est surtout le premier lieu de la violence domestique.

 

Une attaque contre le droit à la contraception et à l’avortement

Le catéchisme de l’Eglise catholique perdure : « le plaisir sexuel est moralement désordonné quand il est recherché pour lui-même, isolé des finalités de procréation et d’union. »

Puisque la norme est que sexualité et reproduction soient intimement liées, c’est tout d’abord au droit à l’avortement que l'Eglise catholique s’en prend. Des milliers de femmes meurent chaque année dans les pays où l’avortement est illégal. Là où il est légalisé, le droit des femmes à disposer de leur corps est attaqué sans relâche. En France, où 40 % des femmes avortent une fois dans leur vie, les services hospitaliers qui le pratiquent sont de moins en moins financés, sous l’influence d’un lobbying actif de l’Eglise catholique. Cette dernière promeut également l’extension de la clause de conscience – le droit des médecins à refuser de pratiquer l’avortement notamment – et indique qu’il s’agit d’un devoir.

 

Une attaque contre nos vies : le pape complice de la propagation du VIH

L’Eglise catholique s’en prend globalement à la majorité des moyens de contraception, y compris le préservatif qui permet de se protéger de nombreuses maladies sexuellement transmissibles et, notamment, du virus du Sida (VIH).

Dans un contexte mondial où la pandémie du VIH progresse et fait des ravages, continuer d'interdire des méthodes de protection des vies humaines, comme le préservatif, qui sont simples, peu coûteuses et efficaces est criminel.

 

Une attaque contre le droit de choisir son genre et sa sexualité

La Bible condamne l’homosexualité et Ratzinger décrit « l’inclination particulière de la personne homosexuelle » comme « un comportement intrinsèquement mauvais du point de vue moral ».

Par ses propos, l’Eglise permet de légitimer toutes les discriminations et violences commises envers les lesbiennes, gays, bisexuel-le-s, transexuel-le-s et intersexes (LGBTI). Elle fait perdurer un ordre moral qui condamne à la sous-citoyenneté toutes celles et ceux qui ne veulent pas s’y conformer. Cet ordre suppose qu’il n’existe que deux genres, « naturellement » déterminés par deux sexes, hommes et femmes nécessairement complémentaires, niant ainsi l’existence des personnes transgenres, transsexuelles et intersexes.

 

Une attaque contre la solidarité et les luttes sociales

A propos des immigré-e-s, le Pape a souligné que quiconque leur apportait son aide devait le faire « dans le respect de la loi faite pour assurer le bon déroulement de la vie sociale. » On voit que quand il s’agit de gens que la police rafle et emmène en centre de rétention, les capacités de protestation de l’Eglise catholique ne se sont pas beaucoup améliorées depuis la Seconde guerre mondiale.

Mais, plus globalement, Benoît XVI tient à envoyer un message clair contre l’émancipation : « il serait criminel de prendre les éléments de la piété populaire et de les orienter vers un plan de libération purement terrestre, lequel se révèlerait rapidement comme rien d’autre qu’une illusion ». Pour tous et toutes les opprimé-e-s, pour tous ceux et celles qui voudraient lutter pour voir leur situation s’améliorer ou qui aspirent à un monde meilleur, il suffirait de courber l’échine pour pouvoir atteindre le bonheur… mais seulement après la mort.

 
 

Nous sommes contre la violence et les discriminations de l’Eglise.

Nous sommes pour le droit de faire ce que nous voulons de notre corps, sans avoir à répondre à une norme, à une esthétique, qu’elle soit religieuse, sociale ou idéologique. Nous sommes pour le droit de choisir nos sexualités, sa/son/ses partenaires. Nous réaffirmons que l'accomplissement des femmes ne passe pas par la maternité, qu'elle n'est pas un destin biologique mais doit rester un choix.

Nous exigeons :

- que l’Eglise ne s’immisce pas dans la politique,

- que l’Eglise arrête de faire des déclarations criminelles,

- que les gouvernements français mettent tout en place pour s’affranchir de l’idéologie catholique,

      - le libre accès et la totale gratuité des moyens de contraception et de l’avortement.

 

 


Signataires : Marche Mondiale des Femmes (MMF), Panthères roses, Alternative libertaire (AL), Offensive libertaire et sociale (OLS), Scalp , Collectif National Droits des Femmes (CNDF), Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception (CADAC), Collectif libertaire de Bourges, Coordination des Collectif Unitaires pour une Alternative au Libéralisme de l'Hérault, Coordination Femmes égalité, Scab (Suisse), Fédération Sud-PTT, Ligue du droit des femmes, Mouvement Français pour le planning familial (MFPF), Dones D'Enllac (Catalogne), Collectif de pratiques et de réflexions féministes "Ruptures", Réseau féministes "Ruptures", Act-Up - Paris, Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) - Marseille, Union Syndicale Solidaires, Association culturelle des travailleurs immigrés de Turquie (ACTIT), SOS sexisme, National Secular Society (Angleterre), Espoirs de femmes, Coordination égalité, Les Alternatifs, Mix-Cité - Paris, Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR), Gauche Alternative 67, Initiative féministe européenne (IFE) - France, Maistatezitte (Italie), Les amis de la commune

Samedi 6 septembre 2008
 

Un regroupement d'associations, de syndicats et d'organisations politiques appellent à manifester à Paris dans la soirée du vendredi 12 septembre pour dénoncer, à l'occasion de sa venue en France, les positions prises par le pape. Les signataires s'opposent à l'intervention de la religion catholique dans les affaires publiques et dénoncent l'écoute bienveillante des propos du Vatican par nombre de responsables politiques français.

Les signataires refusent les retours en arrière concernant les droits à l'avortement et à la contraception, dénoncent les appels criminels du pape à ne pas utiliser les préservatifs, défendent le droit de choisir son genre et sa sexualité. Elles réaffirment leur attachement à la solidarité et aux luttes sociales visant à accéder ici-bas à des vies décentes.


Les signataires exigent :

- que l'Eglise catholique cesse de s'immiscer pas dans la

politique,

- que l'Eglise catholique cesse ses déclarations criminelles,

- que les gouvernements français mettent tout en place pour s'affranchir de l'idéologie catholique,

- le libre accès et la totale gratuité des moyens de contraception et de l'avortement.

 


La manifestation partira du métro Filles du Calvaire le vendredi 12 septembre à 18h30 


Signataires : Marche Mondiale des Femmes (MMF), Panthères roses, Alternative libertaire (AL), Offensive libertaire et sociale (OLS), Scalp , Collectif National Droits des Femmes (CNDF), Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception (CADAC), Collectif libertaire de Bourges, Coordination des Collectif Unitaires pour une Alternative au Libéralisme de l'Hérault, Coordination Femmes égalité, Scab (Suisse), Fédération Sud-PTT, Ligue du droit des femmes, Mouvement Français pour le planning familial (MFPF), Dones D'Enllac (Catalogne), Collectif de pratiques et de réflexions féministes "Ruptures", Réseau féministes "Ruptures", Act-Up - Paris, Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) - Marseille, Union Syndicale Solidaires, Association culturelle des travailleurs immigrés de Turquie (ACTIT), SOS sexisme, National Secular Society (Angleterre), Espoirs de femmes, Coordination égalité, Les Alternatifs, Mix-Cité - Paris, Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR), Gauche Alternative 67, Initiative féministe européenne (IFE) - France, Maistatezitte (Italie), Les amis de la commune

mardi 25 septembre 2007

chirurgie 25/09/07

chirurgie

Ca y est rendez vous pris pour la mammectomie, ce sera le mercredi 14 novembre...contente...hier je sautais de joie...

Discussion avec K. au telephone aujourd'hui...Pourquoi? Pourquoi enlever ces seins (pas si gros il est vrai!) avec lesquels j'ai plus ou moins vécu pendant 36ans? d'un point de vue politique , n'est ce pas plus subversif de garder ces seins et de se revendiquer"trans " au sens où je l'ai défini pour moi auparavant...ni Homme, Ni femme..., car aucun genre ne me convient dans cette societe et ne me conviendra jamis à part ce que j'aurais réussi à vivre en tant que personne.

effectivement, il ya des chances que dans la rue on me dise plus souvent monsieur, jeune homme, car jusque là souvent mes seins et mon visage de pres les ramenaient à madame...Cette necessité de toujours vouloir vous caser dans un binaire construit de toutes parts...Est-ce si difficile d'accepter de rester dans le doute..et de ne pas assigner à quelqu'un un genre...

personnellement,je ne veux ni être assimilée à un homme ni à une femme (en tant que genre)...je veux gommer tout les exacerbations d'un sexe ou de l'autre... peut être vers un ideal d'androgynie...sans seins je serai moi completement et sans hormones, moi Naïel et aussi Natacha ( je ne deteste pas mon nom ni le fait qu'il renvoie à un identite femme, mais Naïel est une revendication politique et un rappel du binaire qui nous bouffe, qui nous ronge)...

Tout le monde essaye de me proteger d'un soi disant effet de mode venant du "monde" FTM, mais je ne suis pas FTM et même chez les FTm, les nuances sont perceptibles et la binarité n'est pas le maître mot pour une petite partie...

prendre la decision de se faire operer ne se fait pas à la legere, et le oui l'emporte sur le non.

Mon physique sera plus en accord avec ce que je suis, certainEs tendent plus vers un physique d'apparence masculine et veulent un M sur leurs papiers ou un F , moi je veux juste qu'on abolisse le sexe sur les papiers...Ni M, ni F, Ni X... Degenrer le langage aussi qui est un outil puissant de politique... le Il ne me convient pas, le Elle non plus, alors je dirais just El (le elle sans ailes de Nexus)

Je me bats avec et pour les Trans' pour les nouvelles revendications d'une société non binaire,avec une partie des trans qui sont non invisisbilisés et réassignes à un sexe binaire...Tous ceux qui remettent en cause  les questions de sexe, genre et desir qui sont basiquement assujettis au schema patriarcal heterosexiste.

En bref je me bats contre les normes en place parce que je crois que des choses peuvent bouger , et je ne veux surtout pas être invisible ni assigné à un quelconque genre que ce soit...la societe serait prête je dirais "destroy genders" mais le chemin est loin et les consciences ( aussi dans le milieu LGBTQI) bien abruties...donc pour l'instant it's just "Fucking genders"...le passage par des identites mouvantes et instables est une étape ....

lundi 16 juillet 2007

UEEH 2007 Photos

L'arrivée aux UEEH




LES INSCRIPTIONS C EST PAR ICI




le crous lieu de vie et d'hebergement




en entrant interieur expo, nudiste premier patio




quelques aidantEs et membres du ca




le stand des Flamands Rose




la suite bientot

lundi 2 juillet 2007

Gay Pide 2007 Paris

Gay Pide 2007 Paris








jeudi 23 novembre 2006

IPSO : Infinie Protection des Sans Ombre.... | 23 novembre 2006 | 26 novembre 2006 11:13:17

IPSO : Infinie Protection des Sans Ombre.... | 23 novembre 2006 | 26 novembre 2006


aller dans un institut spécialisé dans les maladies ayant un rapport avec la psychée pour se faire aider, trouver un fil...enfin le retrouver..., chercher une aide pour mettre en place des moyens personnels pour vivre"avec " la maladie...chercher un peu de soleil, d'espoir quelque part....et y trouver ça:



Un grand Chef de Service qui vous regarde de haut avec son assistant qui ne se présente même pas, ...Mr le Chef de Service a décidé d'ignorer la maladie...le désespoir...les suicides...les mutilations...l'urgence de la demande ...pour attaquer sur le problème du genre, tellement plus facile et visible...forcement tous les problèmes viennent de là...c'est non conforme à la différenciation sexuelle qui est à la base de notre société et de la psychanalyse...



Feindre de me prendre pour un garçon, me laisser parler une demi-heure, puis me poser des questions incongrues, pour me faire dire mais , je suis une fille...le faire répéter deux fois , et me demander ce que je ressens à ce qu'il me prenne pour un garçon gay..;sourires...pense-t-il que je suis assez conne pour ne pas voir sa manipulation perverse et pour faire de mon apparence une déficience, une anormalité qui engendre toute ma difficulté à vivre; à survivre avec la maladie...



alors, je lui ai répondu :"rien", que personne ne me prenait pour un garçon de face et quand je parlais....silence..."et vous savez que vous renforcez votre masculinité par votre apparence" ... pauvre con, masculin féminin ce sont vos normes à la con! C 'est pas pour ça que je suis là!



lui n'entendant que ce qu'il veut entendre, la non conformité d'un genre à son assignation sexuelle...et moi lasse d'entendre ces conneries qui sont hors sujet dans ma demande...



Alors MR le grand somaticien, là il faut que je parte, mais tout à l'heure je prendrais mon téléphone pour vous dire ce que je n'ai pas pu dire hier, par lassitude, par emmêlage de noeuds, par non attention de votre part à ce que je suis et pas à ce à quoi je ressemble....et en attendant je vais à mon RV et je vous emmerde!!!



Tous les psys ne sont pas comme vous, heureusement, par malheur vous formez des gens à votre vision réductrice de l'être....vous poussez les gens au suicide par votre discours normalisateur...heureusement mon désarroi s'est transformé en colère ce matin ...tchao à toute à l'heure au tel!