naiel-workinprogress

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 11 décembre 2009

videos de Naïel

Mes vidéos sont ici en majorité

MyOwnPrivateGender sur Dailymotion


Les plus récentes sont ici en attendant la refonte de mon site

fuckinggenders sur Myspace


Destroy Genders or Fucking Genders : pour une société non binaire. V2

présentation courte pour la version video

Male, female ? Masculin, Féminin ?

Ce pseudo « ordre naturel des choses » a-t-il encore un sens ? N’y aurait –t-il pas autre chose au-delà du genre, qui serait encore « impensable », car sans mots ? En quoi la binarité des genres et des sexes est un système construit politiquement de contrôle des individuEs qui ne se fonde sur aucune donnée « naturelle » valable aujourd’hui ?

Pourquoi certaines « identités » se heurtent-elles de plein fouet à la binarité et ne peuvent s’y épanouir ?

Pourquoi cette violence ?

L’ordre Naturel des Choses serait-il le dernier tabou sans lequel la société risquerait de se désagréger ?

Comment certaines revendications transgenre et intersexes, sont, aujourd’hui ce qui peut permettre de remettre en question ces vieux fondements non naturels de notre société, du masculin et du féminin ?

Ce projet, par les portraits de 17 personnes, leur discours, …leurs révoltes... essaye de dire « l’indicible » :

Comment vivre dans des « identités » plus fluides, moins rigides… ?

- en refusant l’assignation forcée au genre et au sexe.

-En refusant de se soumette à l'injonction au genre et au sexe.

- en militant pour le droit à l’autodéfinition de son identité sans exclusion, psychiatrisation, pathologisation, oppression…

- en remettant en question l’Ordre Naturel des genres et des sexes.

Naïel le 31 mars 2008


Destroy Genders or Fucking Genders : pour une société non binair

Fucking Genders: Pour une societe non binaire | MySpace Vidéo

Destroying Genders or Fucking Genders : for A NO BINARY Society


Male, Female ? Masculine, Feminine ?

Does this pseudo « natural order of things » mean anything anymore ?

Isn't there something beyond gender, something which is still unthinkable because it is wordless ?

To what extent is the sex/gender binary a political system constructed to control individuals, without any « natural » basis ? >P> Why do some « identities » have to confront the binary norms in which they can't live fully ? Why this violence ?

Is the Natural order of Things the last taboo, without which society would be at risk of collapsing ?

How are some transgender and intersexed movements what could allow to question the old masculine/feminine foundations of our society ?
This project, through the portraits and self-descriptions of 17 persons, tries to speak the « unspeakable » :

How to live in less narrow, more fluid « identities »... ?

-by denouncing forced assignment to sex and gender.

-By denouncing forced injonction to sex and gender.

-by fighting for the right to self-identification without marginalization, psychiatrization, pathologization, oppression...

-by questioning the Natural Order of gender and sex.

Naïel, March 31st 2008



Destroying Genders or Fucking Genders: for A NO BINARY Society

Fucking Genders: Pour une societe non binaire | MySpace Vidéo


Destroy Genders or Fucking Genders : für eine nicht-zweigeschlechtliche Gesellschaft. Video der Fotoausstellung.DVD . PAL 48mn

männlich, weiblich ? Weiblich, Männlich ?
Hat diese pseudo „natürliche Ordnung des Dinge » noch einen Sinn?
Gäbe es nicht etwas anderes jenseits des Genders, das noch ‘undenkbar’, weil ohne Worte wäre? Inwiefern ist die Zweigeschlechtlichkeit der Gender und Geschlechter ein politisch konstruiertes Syste, der Kontrolle der Individuen, welches sich auf keine heut gültige „natürliche“ Gegebenheit gründet?
Warum ecken einige „Identitäten“ mit voller Wucht an die Zweigeschlechtlichkeit an und können sich in ihr nicht entfalten? Warum diese Gewalt? Wäre die natürliche Ordnung der Dinge, das letzte Tabu, ohne das die Gesellschaft von ihrer Zersetzung bedroht wäre? Wie sind es heute einige Transgender- und Intersexuellen-Forderung, die es erlauben diese alten nicht-natürlichen Fundamente unserer Gesellschaft des Männlichen und Weiblichen in Frage zu stellen?
Dieses Projekt, durch die Portraits von 17 Personen, ihre Diskurse,… ihre Revolten… versucht das „Unsagbare“ zu sagen:Wie kann man in fließenderen, weniger starren“Identitäten“ leben…?
-indem die erzwungene Zuweisung zu einem Gender und einem Geschlecht verweigert wird.
-Indem man ablehnt, sich l' zu unterbreiten; Befehl am Gender und am Geschlecht.
 -indem für das Recht auf Selbstdefinierung seiner Identität ohne Ausgrenzung, Psychiatrisierung, Pathologisierung, Unterdrückung… gekämpft wird -indem die natürliche Ordnung der Genders und der Geschlechter in Frage gestellt wird.

Naïel 31 März 2008



Destroy Genders or Fucking Genders : für eine nicht-zweigeschlec

Fucking Genders: Pour une societe non binaire | MySpace Vidéo

-Destroy Gender o Fucking Genders : por una sociedad no binaria

part 1

Vídeo de la exposición de fotos. DVD. PAL 48 min.


Hombre, mujer? Masculino, Femenino?
Tiene aún sentido este pseudo “orden natural de las cosas”? No habrá otra cosa más allá del género, que es aún impensable, por ser innombrable?
En qué el binarismo de géneros y sexos es un sistema construido políticamente para el control de l*s individu*s que no está basado en ningún hecho “natural” válido hoy en día?
Porqué algunas “identidades” chocan de lleno con el binarismo y no se pueden desarrollar? Porqué esta violencia? Será El Orden Natural de las Cosas el último tabú sin el cual la sociedad está en peligro de desintegración?
Cómo pueden hoy en día algunas reivindicaciones transgénero e intersex, poner en cuestión estos viejos fundamentos no naturales de nuestra sociedad, lo masculino y lo femenino?

Este proyecto, a través de los retratos de 14 personas, sus discursos…sus revueltas…intenta decir lo “indecible”:
Cómo vivir desde “identidades” más fluidas, menos rígidas…?

-Rechazando la asignación obligatoria al género y el sexo.
--Denunciando la prescripción forzada al género y el sexo.
-Luchando por el derecho a la auto-definición de la propia identidad sin exclusión, psiquiatrización, patologización, opresión…
-Poniendo en cuestión el Orden Natural de los géneros y sexos.

Naïel, 12/09

you can read it completely here
http://www.myspace.com/fuckinggenders
soon in spanish here for the pictures exhibition:




http://naiel.net/

part2

part3<>

lundi 28 septembre 2009

prochaines expos clermont ferrand et Bruxelles en novembre

prochaines expos clermont ferrand et Bruxelles en novembre
prochaines expos clermont ferrand et Bruxelles en novembre

Destroy Genders or Fucking Genders pour une societe non binaire se déplace en novembre:
-les 14 et 15/ 11 à Clermont ferrand dans le cadre du festival les homosaïques
( programme n'est pas encore en ligne)
- du 20 au 29 novembre à Bruxelles dans le cadre du festival " Tous les genres sont dans la culture"

Festival « Tous les genres sont dans la culture »

Du 20 au 29 novembre dans différents lieux à Bruxelles, l’asbl Genres pluriels (GPs), en partenariat avec d’autres associations et artistes, organise un festival « Tous les genres sont dans la culture » qui visera à montrer au public de la région bruxelloise et d’ailleurs la diversité, le continuum des genres et les formes d’intersexuations

- le programme:
http://www.genrespluriels.be/Programme-du-festival-GPs

Ce festival aura pour but grâce à des conférences, des échanges artistiques, culturels, cinématographiques et autres, de lutter contre les discriminations que subissent actuellement les personnes aux genres fluides et intersexuées dans la société.
Le vendredi 20 novembre 2009, journée internationale de la mémoire transgenre, le festival débutera par le séminaire « Transgenre-Transsexualité » organisé par l’Institut pour l’égalité des femmes et les hommes.
Le festival présentera une exposition « Destroy Genders or Fucking Genders » par l’artiste photographe queer Naïel dont le vernissage aura lieu dans la soirée du vendredi 20 novembre 2009.
Le samedi 21 novembre 2008 dans le cadre de la Quinzaine des femmes est prévue une journée « diversité des sexes et des genres », à l’hôtel de Ville de Bruxelles. Au cours de cette journée, Laurence Ngosso de Genres Pluriels donnera la première partie d’une analyse critique de l’image des femmes telle que véhiculée dans les arts, le cinéma, la littérature tandis que Robin Van Royen et Evie Embrechts du Feministische ActieBende présenteront la deuxième partie d’une analyse critique sur l’image des femmes telle que véhiculée dans l’histoire plus contemporaine.
Puis Joëlle Wiels (biologiste au CNRS) abordera le déterminisme du sexe et son impact sur le genre tandis qu’Evelyne Peyre (paléoanthropologue au CNRS/MNHN) parlera des effets du genre sur le sexe.
On pourra retrouver les Drag Kings de Bruxelles (DKB) lors d’un show dans la soirée du samedi 21 novembre dans le local du Pink Ponk.
Le dimanche 22 novembre 2009 sera consacré aux questions trans’ et intersexes avec Maud-Yeuse Thomas et Karine Espineira (Sans Contrefaçon), Stéphanie Nicot (Trans-Aide), Deborah Lambillotte (ILGA-Europe) et Genres Pluriels.
Le festival « Tous les genres sont dans la culture » se fait un plaisir de présenter une sélection de films qui dérangent, stimulent et nous encouragent à réfléchir autrement au monde dans lequel nous vivons.
Dans la soirée du dimanche 22 novembre 2009, nous projetterons des films comme l’Ordre des mots (documentaire sur les mouvements trans’ et intersexes) et Transparent ou encore Working on it (voir les courts et moyens métrages). Nous souhaitons aussi montrer au grand public l’existence de personnes transgenres et intersexué·e·s lors d’un ciné-canapé au Centre culturel de Schaerbeek le vendredi 27 novembre 2009 avec les films XXY et Venus Boyz.
Le public pourra aussi mettre en pratique la déconstruction des genres lors d’un atelier drag king le samedi 28 novembre et lors d’un atelier des continuums corporels le dimanche 29 novembre 2009.
La soirée au Pink Ponk sera animée le samedi 28 novembre par des artistes de la communauté transqueer, telLEs le groupe Kings Queer (groupe polémique, duo performatik electroclash).
L’équipe du festival
plus en détails:
King’s Queer, electroclash transpédégouine et plus si il y a affinités débridée.
Hybride musical déjanté. Binôme hors-norme sonore, un transboy et une gouine, machine et voix, exploration d’émotions, de sensations, parfois drôle, parfois torturé. Ils savent développer un univers qui n’appartient qu’à eux. Leurs concerts sont de véritables performances festives, énergiques, éclectiques. En quelques mois d’existence, pas moins de 25 dates en France, Suisse et Belgique.
Musicalement, King’s Queer c’est avant tout des créations originales, des bidouillages électroniques, des séquences magnétiques s’inspirant aussi bien d’artistes tels que Lou Reed ou le Velvet Underground que des icônes disco-pop.
Scéniquement, King’s Queer c’est un live-up déchaîné, enflammé où le public est secoué comme sur des montagnes russes, en clair c’est un véritable show.
A (re)découvrir absolument le samedi 28 novembre dans le local Pink Ponk, rue Marie Popelin 2, 1210 Saint-Josse-ten-Noode !
Sites officiels :
Exposition de Naïel Lemoine, photographe, poète, MeToMyself, F To Unknow, identité non binaire mouvante, just QUEER
Dans le cadre du festival « Tous les genres sont dans la culture »


Male, female ? Masculin, Féminin ?
du 20 au 29 novembre 2009, vernissage le 20 novembre.
A la Maison Arc-en-ciel de Bruxelles
Rue Marché au charbon 42
http://naiel.net/
Ce pseudo « ordre naturel des choses » a-t-il un sens ? N’y aurait-t-il pas autre chose au-delà du genre ? En quoi la binarité des genres et des sexes, système construit politiquement, contrôle les individuEs et ne se fonde sur aucune donnée « naturelle » valable ? Pourquoi certaines « identités » se heurtent-elles à la binarité et ne peuvent s’y épanouir ? Pourquoi cette violence ? L’ordre Naturel serait-il le dernier tabou sans lequel la société risquerait de se désagréger ?
Comment certaines revendications transgenres et intersexes, sont ce qui permet de remettre en question ces vieux fondements binaires non naturels de notre société ?
Portraits de 17 personnes, leur discours, leurs révoltes :
Comment vivre dans des « identités » plus fluides ?… En refusant l’assignation forcée au genre et au sexe et de s’y soumettre ? En militant pour le droit à l’autodéfinition de son identité sans exclusion, psychiatrisation, oppression ?
Plus d’info :

Du 20 au 29 novembre 2009, vernissage le 20 novembre.
A la Maison Arc-en-ciel de Bruxelles
Rue Marché au charbon 42
conférences:

a journée du dimanche 22 novembre 2009 sera consacrée aux questions trans’ et intersexes avec Maud-Yeuse Thomas et Karine Espineira (Sans Contrefaçon), Stéphanie Nicot (Trans-Aide), Deborah Lambillotte (ILGA-Europe) et Genres Pluriels. ....
Colloque sur les questions trans’ et intersexe
Heure lieu encore à confirmer
13h Accueil
13h30 Présentation du colloque
14h Maud-Yeuse Thomas
14h30 Karine Espineira
15h Stéphanie Nicot
15h30 Pause
15h45 Deborah Lambillotte (à confirmer)
16h15 Genres Pluriels
16h45 Débats
17h15 Pause sandwichs
18h30 L’Ordre des Mots + Courts
20h Transparent et/ou Working on it
21h30 Clôture du colloque trans
Les conférences seront suivies de films tels que l’Ordre des mots et des courts et moyens métrages.

calle

calle

Conférence présentée le samedi 21 novembre à 16h par Joëlle Wiels
Biologiste, Directrice de recherche au CNRS
Lieu : Hôtel de la ville de Bruxelles dans le cadre de la quinzaine des femmes
Entrée gratuite

Présentation de la conférence :
Dans la relation entre sexe et genre, on estime souvent que seule la seconde notion mérite d’être interrogée, étudiée : le sexe relevant de la nature serait un socle inquestionnable à partir duquel les sociétés humaines construiraient le genre, en interprétant de manière variable (et le plus souvent en accentuant) l’incontournable différence des sexes. Mais la nature a-t-elle vraiment fait simple ? Qu’en est-il réellement, autrement dit, du sexe ? Est-on forcément « femme » si on possède deux chromosomes X ? Suffit-il d’avoir les chromosomes XY pour être « homme » ? Existe-t-il un gène du sexe ? Existe-t-il des hormones mâles et femelles ? L’exposé abordera ces questions et tentera de montrer que le sexe biologique, loin d’être cette notion simple qui permettrait de séparer les individus en deux catégories bien distinctes, s’avère être une notion complexe et variable, arbitrairement interprétée sous l’emprise du genre. Il s’intéressera également aux présupposés idéologiques qui gouvernent le développement des recherches en biologie sur ce sujet. Il montrera notamment que le concept du développement femelle comme un développement « par défaut » a longtemps dominé le discours scientifique sur la différenciation sexuelle, favorisant ainsi les recherches sur la formation des testicules au détriment des recherches sur les ovaires, supposés se former de manière passive.
Présentation de Joëlle Wiels :
Parallèlement à ses activités de recherche sur le cancer, Joëlle Wiels milite dans le mouvement féministe depuis 1977. En 1979-80, elle a notamment participé au groupe “ Femmes et Sciences ” puis a rejoint le collectif animant la librairie Carabosse (la seule librairie féministe à cette époque). A son retour en France, après deux années passées aux États-Unis (1985-86), elle a fait partie du comité de rédaction du bulletin national d’information Études Féministes (1987-89) publié par l’APEF (Association Parisienne pour les Études Féministes). Elle a, par la suite, participé au Réseau Femmes pour la Parité qui est à l’origine de la publication dans le journal Le Monde du “ manifeste des 577 pour une démocratie paritaire” (10 novembre 1993). Entre 2002 et 2005 elle a dirigé la Mission pour la parité dans la recherche et l’enseignement supérieur du Ministère chargé de la Recherche. Elle est membre de l’association « Femmes et Sciences depuis 2005.
Elle mène, par ailleurs, depuis longtemps avec l’anthropologue Evelyne Peyre, une réflexion critique sur le traitement de la détermination du sexe dans la littérature scientifique ainsi que sur les relations entre le sexe biologique et le sexe social (cf. publications).
Principales publications
-  Evelyne Peyre et Joëlle Wiels, “ Et un jour, peut-être, un autre sexe culturel dans la science ”, Pénélope, 4 (“ Les femmes et la science ”), 1981, pp. 83-85.
-  Evelyne Peyre et Joëlle Wiels, “ Différence biologique des sexes et identité ”, in Actes du colloque national “ Femmes, féminisme et recherche ”, Toulouse, AFFER, 1984, pp. 818-823.
-  Evelyne Peyre, Michèle Fonton et Joëlle Wiels, “ Sexe biologique et sexe social ”, in M.-Cl. Hurtig, M. Kail et H. Rouch (dir.), Sexe et genre : de la hiérarchie entre les sexes, Paris, Editions du CNRS, 1991.
-  Evelyne Peyre et Joëlle Wiels, “ De la ’’nature des femmes’ et de son incompatibilité avec l’exercice du pouvoir : le poids des discours scientifiques depuis le XVIIIe siècle ”, in E. Viennot (dir.), La Démocratie ‘à la française’ ou les femmes indésirables, Paris, Presses de l’Université de Paris VII, 1995, pp.127-157 + planches.
-  Evelyne Peyre et Joëlle Wiels, “ Le sexe biologique et sa relation au sexe social ”, Les Temps Modernes, 593, 1997, pp. 14-48.
-  Joëlle Wiels et Evelyne Peyre, “ Sexe biologique et sexe social : le point sur les recherches ”, Cahiers de la francophonie, 8 (“ Femmes en Francophonie ”, dir. M. Pontault), Paris, Haut Conseil de la Francophonie/L’Harmattan, 2000, pp. 217-225.
-  Joëlle Wiels, “ L’ovaire sort de l’ombre ”, La Recherche, Hors-Série 6 (“ Sexes : comment on devient homme ou femme ”), 2001-2002, nov., déc., janv., pp. 30-32.
- Joëlle Wiels, « La différence des sexes : une chimère résistante », in Féminin Masculin – Mythes et idéologies (dir : C. Vidal), Belin, 2006, p. 71-81.

calle

L’image des femmes telle que véhiculée dans notre société via les arts, le cinéma, le théâtre, la littérature, les médias

Partie 1 de l’« image des femmes »
Version imprimable de cet article Enregistrer au format PDF envoyer l'article par mail
20 septembre 2009
par genrespluriels
Dans le cadre du festival « Tous les genres sont dans la culture » et dans le cadre de la quinzaine des femmes
samedi 21 novembre à 14h à l’Hôtel de Ville de Bruxelles
Présentée et animée par Laurence Ngosso de l’asbl Genres Pluriels

1. L’image des femmes telle que véhiculée dans notre société via les arts, le cinéma, le théâtre, la littérature, les médias.
L’image que l’on présente des femmes à travers les médias, les arts, la littérature, le théâtre, le cinéma a beaucoup évolué depuis une trentaine d’années, et pour le mieux. Les romans comportent plus que jamais des personnages féminins variés et crédibles. De plus en plus de modèles positifs et actuels montrent des femmes influentes, qui maîtrisent leur vie, leurs relations interpersonnelles et leur avenir.
Malgré les progrès observés, les médias, le théâtre,… véhiculent encore trop souvent une image stéréotypée des femmes. Les épouses dévouées, femmes fatales et femmes de carrière agressives font toujours partie de notre paysage médiatique. L’impact de ces stéréotypes est d’autant plus important qu’ils constituent souvent les rares images que les femmes ont d’elles-mêmes à travers les médias.
Cette conférence se veut être un point de départ pour une analyse critique des stéréotypes et démontre qu’il est tout à fait possible de montrer des images positives des femmes.
Cette présentation sera suivie par une deuxième partie sur l’image des femmes présentée et animée par Robin Van Royen et Evie Embrechts du Feministische ActieBende

Films

À l'intérieur de la rubrique :

http://www.genrespluriels.be/-Festival-Tous-les-genres-sont-dans-

lundi 31 août 2009

la version 2 en francais Video de mon exposition version 2 Destroy Genders or Fucking Genders: Pour une societe non binaire.

la version 2 en francais Video de mon exposition version 2 Destroy Genders or Fucking Genders: Pour une societe non binaire.VERSION 2

 elle est destinée à faire circuler cette exposition dans les festivals de films décalés expo ici: 

 http://naiel.net/

Le projet y est en entier

 http://www.myspace.com/fuc kinggenders

 le projet V2 y est en entier en anglais... Si vous souhaitez diffuser ce film ou faire circuler expo photos, vous pouvez me contacter.

 Merci et bon visionnage

Naïel









Destroy Genders or Fucking Genders : pour une société non binair

short presentation for the video version Destroying Genders or Fucking Genders : for A NO BINARY Society VERSION 2

ENGLISH : short presentation for the video version Destroying Genders or Fucking Genders : for A NO BINARY Society VERSION 2


: Male, Female ? Masculine, Feminine ?
Does this pseudo « natural order of things » mean anything anymore ?
Isn't there something beyond gender, something which is still unthinkable because it is wordless ?
To what extent is the sex/gender binary a political system constructed to control individuals, without any « natural » basis ?
Why do some « identities » have to confront the binary norms in which they can't live fully ?
Why this violence ?
Is the Natural order of Things the last taboo, without which society would be at risk of collapsing ?
How are some transgender and intersexed movements what could allow to question the old masculine/feminine foundations of our society ?
This project, through the portraits and self-descriptions of 17 persons, tries to speak the « unspeakable » :
.-
How to live in less narrow, more fluid « identities »... ? -by denouncing forced assignment to sex and gender.
-By denouncing forced injonction to sex and gender.
-by fighting for the right to self-identification without marginalization, psychiatrization, pathologization, oppression...
-by questioning the Natural Order of gender and sex.
Naïel, March 31st 2008

you can read it completely here

soon in english here for the pictures exhibition: http://naiel.net/
elle est destinée à faire circuler cette exposition dans les festivals de films decales
expo ici: http://naiel.net/
Le projet y est en entier
http://www.myspace.com/fuckinggenders
le projet V2 y est en entier en anglais...
Si vous souhaitez diffuser ce film ou faire circuler l'expo photos, vous pouvez me contacter.
Merci et bon visionnnage
Naïel

Destroying Genders or Fucking Genders: for A NO BINARY Society

samedi 29 août 2009

Ne pas genrer les personnes à priori.



Ne pas genrer les personnes à priori.


Il etait une fois , juché au-dessus des calanques, sous un soleil éclatant, un monde idéal libéré de toute norme...Où chaque personne était respectée ...au-delà des apparences.

DRING! DRING! Le reveil (oui, je suis unE vieillE et n'ai pas encore mon portable multiconsommations intégré) sonne..

Retour brutal à la réalité.

Je suis toujours sous un soleil éclatant, du 4ème étage de mon palace "crous" j'aperçois toujours les calanques, MAIS...je ne suis pas à Bisounours'Land...:


Du "salut les filles", au "c'était bien bien avec Le/La Mec/Fille d'hier soir?" en passant par ."comment ça va jeune homme", "bonjour monsieur"...Je me retrouve encore, de fait, genré-e par mon apparence physique...HIC!


Nous avons tout-e-s été éduqué-e-s dans et par un système hétéronormatif et sexiste, avec une langue particulièrement genrée et des formules de "politesse" genrées( qui ne sont pas toujours hypocrites et peuvent faire partie d'un certain "take care"), qui assigne un Genre/Sexe en fonction de l'apparence physique et qui continue encore ( malgré nos efforts de déconstruction) à nous traverser quotidiennement.


Certaines personnes souhaitent être genrées indépendamment de leur apparence physique, d'autres ne souhaitent pas être genrées, etc...Ce souhait est plusqu'un souhait c'est juste le droit fondamental de toute personne à s'autodéfinir , s'autodéterminer, à être libre de dire qui elle est...., à ÊTRE tout simplement.


Je sens que malgré votre totale ouverture d'esprit, vous allez me dire: "c'est bien beau tout ce discours MAIS, pratiquement , comment je fais..?

C'est très simple: vous rencontrez une autre personne , un simple "salut", "bonjour" , "ça va"? ...ne genre pas les gen-t-e-s à Priori.

Et immanquablement , vous allez me rétorquer ( car vous avez l'esprit très ouvert), "pour le bonjour , c'est simple mais après? Si je discute avec la personne"?

Si, dans votre discussion , la personne ne s'est pas genrée elle même pour diverses raisons, vous pouvez tout simplement lui demander ce qu'elle préfère:

le "elle" , le "il", le "iel", le "illE",...pleins de pronoms se créent au fur et à mesure  de nos déconstructions/reconstructions/déconstructions...


ET réciproquement:


Si je suis par exemple une personne souhaitant être genrée au masculin/féminin/ou non genrée/ou autre...et SI ,du fait des habitudes sociales et du temps si différent qu'il faut à chacun-e pour déconstruire toutes les normes, on me genre à priori et que celà m'agresse....

un peu de "zénitude"...

Dire tout simplement , moi c'est "il", elle, iel, illE...( chacun-e ayant le libre choix d'expliquer ou non ; personne n'a à se justifier d'être!), d'une manière calme et en prenant en compte son interlocuteur-e dans toute sa dimension , permet tres souvent de désamorcer les violences, agressions ressenties qui sont souvent dûes à un manque d'information et/ou une "mal information" sur les questions de genre.

Essayons de ne pas oublier , en tant que personne, notre propre cheminement, ce qu'il nous a fallu comme temps , rencontres avec d'autres pour commencer à déconstruire tout celà...


BiSouNouRs' lAnD n'existera sans doute jamais , mais nous pouvons tout-e-s ensemble essayer de tendre vers....

texte écrit pour les ueeh 2009

Naïel, fin juin 2009


Parce qu'il y en a marre de subir l'injonction à se genrer qui n'est en fait qu'une volonté de confirmation de ce que la personne a vu de nous par votre apparence!

Parce que partout c'est il ou elle et que cela n'a rien de naturel....parce que le genre n'est pas la construction sociale d'un sexe qui serait biologique....!

parce que le genre precede et produit le sexe!

parce que tout ca vous ronge de l'interieur, parce que votre place n'est nulle part, parce que vous êtes toléréEs partout.......mais jamais respectéEs

parce qu'il n'y a pas d'autres manieres de lutter contre le sexisme que de s'enoncer différemment ...

parce que binarisme , genre, sexe, sexisme, racisme.....vont ensemble..................

parce que seulE il n'ya pas de lutte possible.....

mercredi 26 août 2009

s'énoncer en tant "qu'identité" alternative non binaire Female to UNKNOW

Pourquoi changer de prénom et pourquoi Naïel?;

Naïel est un prénom construit et politique. Il est le fruit de la contraction de Nat-il/el qui est un prénom construit et choisi, comme peut l'être cette p… de binarité des sexes et des genres qu'on pense "naturelle" et qui régit notre société. Naïel est là pour vous rappeler qu'il n'y a pas de nature dans ce système binaire seulement des constructions sociales, politiques, culturelles...qui divisent en deux l’humanité afin de légitimer le sexisme , l’oppression d’une catégorie par une autre, les «Normes»…et toutes les discriminations et violences qui s’exercent sur des personnes dites a/normales...

ce n'est pas qu'un prenom neutre .



s'énoncer le pronom: ( en cours)


et je me dois de pouvoir m'énoncer , le iel ne me satisfait pas;

;car il me met dans un entre deux qui reste emprisonné dans le binaire male femelle et qui renvoie souvent à une certaine complementarité masculin/feminin que je refuse totalement et qui reste la base du systeme hétérosexiste.
UnE amiE trans et s'enoncant intergenre situe elle l'intergenre autre part....



, ni le elle , ni le il,ni l'alternance des deux....c'est juste autre chose....



le illE ( prononcer illé) est interessant mais pas assez marquant pour être destabilisant...

;

l'enonciation de toute facon se doit d'être différente suivant les divers espaces /temps dans lesquels on se situe et nos interlocutricEs...Elle doit être la plus destabilisante possible pour pousser au questionnement impossible sur la binarité des sexes/genres, sur la renaturalisation des categories politiques ....et sur le combat féministE ayant pour but final cette destruction des genres/sexes tout en tenant compte pour l'instant de la realité de ces rapports de pouvoir que sont le genre et le sexe, de la réalité de ces catégories et de leurs relations.........


;Pour l'instant,

je demande( non je n'ai rien à demander!) je veux

; le" iel" et l'accord noms/adjectifs n'a pas d'importance..
à l'ecrit je prefere le E féministe dégenré..mais impossible à l'oral....<p>

Naïel le 26 aout 2009

samedi 4 juillet 2009

expos ueeh 2009 terre des humains/terre des non humains....?

expos ueeh 2009 terre des humains/terre des non humains....?


Terre des « Humains »/ Terre des « Non Humains »… ?

Cette exposition était un défi personnel : faire un travail où l’être humain est complètement absent.

D’un point de vue concret et basique, je dirais que le pari a été tenu mais si je laisse traîner, s’attarder mon regard sur ces images je ne vois que des photographies saturées « d’Humain ». Chaque lieu, chaque objet est transformé, traversé par ces traces que nous laissons tous/toutes/tou…

Certains « salissent » de leur détritus de consommation effrénée des terres encore vierges …

D’autres reconstruisent l’espace d’un instant, un semblant d’humanité dans des lieux abandonnés par la société, désaffectés…dans les lieux de l’oubli, du rejet, des Humains stigmatisés comme Non Humains , se construisent des rêves avec vue sur Paris…

Lesquels sont Humains, lesquels Non Humains… ?

Rien en ce monde n’est binaire, rien n’est noir ou blanc, mal ou bien…Ce qu’on aperçoit dans ce monde auto dévasté, à chaque coin de plage polluée, à chaque bouche d’aération hébergeant pour une nuit des humains en détresse, à chaque poste allumé sur des séries TV pour des vies par procuration, …ce sont juste ces empreintes que nous laissons tous…Empreintes d’Humains Sur/Humains, Sur/intégrés , sur/ « Abrutisés » ; Empreintes d’Humains non Humains dés/Humanisés, marginalisés, rejetés…

Sommes nous nos traces ? Notre condition d’être humain nous réunit elle dans ce constat que nous n’existons que dans les traces que nous laissons pour rendre l’absent présent……… ?

Je n’ai pas de réponse, mais ces photographies sans personnages me renvoient à une seule chose : des émotions, des esquisses de survie, des fractures... .Rien que des choses humaines…

J’aimerai penser que ces traces, sans être un jugement moral, pourraient peut être nous faire prendre conscience de certaines réalités et de ne jamais oublier certaines traces trop noires et rouge sang de notre histoire…

En ce mois d’avril 2007, dans cette période traversée par le binarisme et le communautarisme qui rejaillissent dans chaque société en perte de repères, en mutation, où l’histoire inlassablement semble se répéter pour le pire, j’espère que ces traces d’Humains, de Non Humains ne fassent pas que témoigner mais fassent surtout réfléchir sur notre société qui broie et dévore l’Humain au rythme du pas assourdissant et lancinant du profit.

Naïel 02/05/07, 0h48

CyBoRgS' lAnD

work in progress année 2008/2009

CyBoRgS'lAnD 1

J'ai appliqué un principe féministe: le droit à disposer de mon corps; j'essaye de ne pas me battre avec certaines féministes...

CyBoRgS'lAnD 2

UnE cyborg rêve...




mercredi 1 juillet 2009

bloc trans pride Paris 2009 à l'initiative d'OUTRANS

En vrac

mercredi 29 avril 2009

Durtal octobre 2008...sur le vif...

Portraits en noir et blanc de D. en octobre 2008

be a  pédéE...


mercredi 8 avril 2009

Assemblée Générale des TorduEs le dimanche 26 avril 14 h à la CIP LE LIEU EST CONFIRME; donc au 26 à la CIP

Assemblée Générale des TorduEs


le dimanche 26 avril  14 h à la CIP 

LE LIEU EST CONFIRME; donc au 26 à la CIP


Ceci n'est pas une invitation à une enième conférence-débat sans suite sur le féminisme, le genre et les sexualités! C'est une réunion entre TorduEs, chacunE s'autodéfinissant comme yel l'entend.



Pourquoi cette proposition d'une AG des TorduEs ?

Au début était l'envie d'organiser une marche des TorduEs, inspirée de celles qui s'étaient tenues en 2005 et 2006. Nous avons constaté que très peu de personnes étaient prêtes à s'impliquer dans la préparation de cette marche, malgré l'accueil favorable que semblait recevoir cette initiative. D'où une interrogation sur les raisons de cette dichotomie attentes/participation, qui a enclenché un questionnement plus large sur la pertinence politique de notre initiative. De là est née l'idée de partager nos questionnements avec ceux d'autres TorduEs afin d'y réfléchir ensemble et de dégager des perspectives d'action.


Une AG des TorduEs parce qu'il est fondamental/ primordial et décisif de poser et de discuter un certain nombre de questions

Quelles TorduEs sommes-nous ?
En quoi nous définir TorduEs nous engage-t-il ?
Quelle identité partageons-nous ?
Et partageons-nous une identité politique ?
Partageons-nous une "identité" ou autre chose ?

Comment les TorduEs se situent-elles par rapport aux différentes formes d'oppressions et par rapport aux différentes formes de luttes et de résistances aux oppressions ?
En quoi les réflexions sur ces différentes formes d'oppressions influent-elles sur nos fonctionnements ?

Puisque Genre, Sexualités et Féminisme sont les termes qui nous réunissent,
qu'entendons nous par Genre, Sexualités et Féminisme ?

Qu'est-ce que cela implique dans nos luttes ?
Et quel(s) besoin(s) d'action collective avons-nous aujourd'hui ?


L'AG commence à 14h, mais nous proposons à celleux qui le souhaitent de se retrouver dès 12h quai de Charente et d'apporter ce qu'yels veulent manger, boire, partager pour un pique-nique 100% DIY ;)


CIP
14, quai de Charente
M° Corentin Cariou (ligne 7)
http://www.tordues.org/wikimarche
marche2009@tordues.org

dimanche 5 avril 2009

Pute Pride 2009 sur tele bocal

Pute Pride 2009 sur tele bocal

idem, les liens ne sont pas directs ce soir sur ce superbe blogg!!

http://www.telebocal.org/bocal2/index.php

jeudi 2 avril 2009

Intervention Du 31 mars dans le cours alternatif" Langage Pouvoir et idéologies" ( ILPGA -Paris III) sur "Destroy Genders or fucking genders"

Présentation de l'exposition « Destroy genders or Fucking genders: pour une société non binaire »

31 mars 2009, dans le cadre du cours alternatif « Langage, Pouvoir et Idéologies » animé par Luca Greco (ILPGA-Paris III)

19, rue des bernardins, 75005 Paris

  1. présentation de moi:

Je m'appelle Naïel, je suis photographe féministE1 ,militantE, Queer, et plein d'autres choses...:)Mais je suis, avant tout unE individuE qui par moments utilise la photographie comme moyen d'expression et de résistance...

Je ne saurai rentrer dans aucune case, identité fixe qui me constituerait comme sujet...je “suis” post identitaire...

Je peux, dans un souci de luttes et de visibilité, revendiquer certaines identités politiques comme identité non binaire et mouvante, AssignéE Female To Unknow...

“not a girl”, "not a boy”,just an another “gender”,transgenre, genderqueer, pédéE, gouinE...

  1. Naïel

Naïel n'est pas le prénom qui m'a été assigné à la naissance, je l'ai construit comme je construis mon corps, ma personne quotidiennement en tentant de déconstruire les normes qui m'ont faitE advenir en tant que sujet.

[ texte :pourquoi changer de prénom et pourquoi Naïel?

Naïel est un prénom construit et politique. Il est le fruit de la contraction de Nat-il/el qui est un prénom construit et choisi, comme peut l'être cette p… de binarité des sexes et des genres qu'on pense "naturelle" et qui régit notre société. Naïel est là pour vous rappeler qu'il n'y a pas de nature dans ce système binaire seulement des constructions sociales, politiques, culturelles...qui divisent en deux l’humanité afin de légitimer le sexisme , l’oppression d’une catégorie par une autre, les « Normes »…et toutes les discriminations et violences qui s’exercent sur des personnes dites a/normales.]2

  1. FéministE? De quoi parle-t-on?

Quand je dis je suis FéministE , je me dois d'expliquer ce qu'est pour moi le féminisme, parmi tous les féminismes existants. Et pour cela je ne peux pas parler de ma vison du féminisme sans parler du genre....

[Je tiens d'abord à préciser que le genre n'est pas, pour moi, la construction sociale du sexe biologique ( le genre est un concept créé dans les années 50 aux États Unis par Stoller et Money, deux psychiatres et psychologues travaillant sur le “transexualisme”3 et la réassignation des enfants intersexuéEs.).

Le genre préexiste au sexe et le produit en lui donnant l'illusion du naturel ( tout en invisibilisant cette production).

C'est un rapport social de pouvoir qui produit et entretient le système hétéronormatif (2 genres, 2 sexes, relation hétérosexuelle avec pour but la reproduction).

Dans ce sens il fonde la société en tant qu'hétérosexuelle.( cf Wittig)

En tant que dispositif créé et au service du pouvoir biopolitique , il est à détruire car il maintient l'oppression d'une catégorie sur une autre, exerce un contrôle permanent des individuEs via une grille de lecture normative qui définit ce qui est “humain” de ce qui ne l'est pas. Il exclut donc du domaine du “pensable” toute personne ne pouvant être identifiée clairement par cette grille.

Le genre (en tant que dispositif de régulation au service du pouvoir) au même titre que le sexe n'a pas de caractère naturel , rien ne préexiste à sa production.4

Dans ce sens , le féminisme a pour objectif final la destruction du genre; ce qui ne veut pas dire qu'il faut ignorer ou nier la réalité des catégories sociales de genre et leur relations.]

Ma conception du féminisme est donc matérialiste et « Wittigienne » , dans ce sens «  être féministE , c' est lutter pour les femmes en tant que classe et pour la disparition de cette classe » ; alors que « pour de nombreuses autres cela veut dire quelqu'une qui lutte pour la femme et pour sa défense, pour le mythe donc et son renforcement »5.

Je me réfère aussi au Black féminism et à Audrey Lorde : «Je continuerai à combattre toutes les formes d'oppression. Racisme, sexisme, homophobie..  personne n'est libre tant que d'autres personnes sont opprimées. Brisons le silence»

  1. qu'est ce pour moi “se dire” queer?

Le terme queer , à l'origine veut dire bizarre et c'est aussi une insulte homophobe. Réutiliser le mot queer pour se désigner est une pratique de réappropriation et de détournement du discours. Cette réappropriation s'est faite dans la fin des années 80 aux EU, par des militantEs en opposition aux revendications structurées et normatives des gays et des lesbiennes , avec “un discours non identitaire, anti assimilationniste, et ne s'en prenant plus seulement à l'intolérance ou à l'hétérosexisme, mais directement aux contraintes de la normalité.”6

Pour moi, c'est une boite à outils qui me permet de déconstruire , de re-penser le monde, une certaine histoire , science “straight”, avec d'autres grilles d'analyses qui croisent entre autres genre, race et classe...; qui re-situent et redonnent la parole aux oppressions spécifiques invisibilisées et aux sujets par l'Oppression dite universelle écrite par des blanchEs, hétéroEs et “bourgeoisEs ( CF Black féminism).Ces grilles de ce fait sont toujours en mouvement , non fixes...

Les théories queer me permettent de me dé-construire/ re-construire sans modèle et sans fin...

Leur réappropriation me permet de résister tous les jours à l'intérieur du système héténormatif, par des pratiques sur mon corps, sur mon discours, ....

Le queer pour moi c'est aussi produire d'autres “identités” mouvantes, non binaires, qui échappent à toute définition, classification, homogénéisation....Tout en gardant un œil critique au sein de cette subversion afin de ne pas ériger via ces “productions” de “genres” “degenréEs”, de nouvelles normes, de nouvelles injonctions....à une nouvelle norme identitaire “queer” ou “freaks”

queer et identités:

Dire je suis queer et aussi je suis une identité est un non sens /queer. Le queer ne peut être identitaire , il est post identitaire. Par contre il peut être une identité politique.

J'y reviendrai plus tard.

Queer et féminismes:

On ne peut pas “se dire queer”, si on n'est pas d'abord féministE/post-féministE. ( cf 1.b)

  1. Présentation du projet/ expo

  1. présentation express

Je tiens tout d'abord à préciser que cette exposition n'est que la 4ème partie d'un projet plus vaste...que vous pourrez lire..sur mon site

http://naiel.net/

Cette exposition n'est pas une exposition sur les trans et les intersexes. Elle questionne le genre et « l'ordre naturel des sexes », dans ce sens , elle nous concerne toutEs.

Ce projet est né de ce constat personnel récurrent:

« Dans la rue, chez la boulangère, …j’ai souvent affaire au monsieur, jeune homme ou madame, ce qui ne me dérange pas plus que ça, ayant choisi de vivre dans une identité très fluide et la langue française ne permettant pas de sortir de cette binarité.

Ce qui me frappe le plus , ce sont les excuses répétées de ces « monsieurEs tout le monde » qui ne peuvent accepter de rester dans le doute et vous réassignent de force dans un genre normatif et binaire « naturellement". Comme si une certaine ambigüité ne pouvait exister que dans le personnel et non dans la sphère publique. Cette oppression de la réassignation à deux genres immuables qui ne me conviennent ni l’un ni l’autre est une violence permanente , INVISIBLE et un Déni de toute « identité » qui pourrait échapper au masculin et au féminin. C’est une oppression de fait, sournoise car non formulée …car naturelle…évidente…pour « le commun des mortels ». Refuser ces normes, être visible dans des « identités « plus fluides, moins cadrées est aujourd’hui très difficile et ceci tout aussi bien dans la société dite « straight » que dans les milieux LGBT « straight » eux aussi. »7

présentation “résumé” de l'exposition:

[Destroy Genders or Fucking Genders : pour une société non binaire.

Male, female ? Masculin, Féminin ?

Ce pseudo « ordre naturel des choses » a-t-il encore un sens ? N’y aurait –t-il pas autre chose au-delà du genre, qui serait encore  « impensable », car sans mots ?

En quoi la binarité des genres et des sexes est un système construit politiquement de contrôle des individuEs qui ne se fonde sur aucune donnée « naturelle » valable aujourd’hui ?

Pourquoi certaines « identités » se heurtent-elles de plein fouet à la binarité et ne peuvent s’y épanouir ? Pourquoi cette violence ? L’ordre Naturel des Choses serait-il le dernier tabou sans lequel la société risquerait de se désagréger ?

Comment certaines revendications transgenres et intersexes, sont, aujourd’hui ce qui peut permettre de remettre en question ces vieux fondements non naturels de notre société, du masculin et du féminin ?

Ce projet, par les portraits de 17 personnes, leur discours, …leurs révoltes... essaye de dire « l’indicible » :

Comment vivre dans des « identités » plus fluides, moins rigides… ?

  • en refusant l’assignation forcée au genre et au sexe.

  • en militant pour le droit à l’autodéfinition de son identité sans exclusion, psychiatrisation, pathologisation, oppression…

  • en remettant en question l’Ordre Naturel des genres et des sexes.

Naïel le 31 mars 2008]8

  1. la démarche

  • L'appel à volontaires a été diffusé sur beaucoup de forums straight ou non straight ainsi que sur des listes, il était important pour moi de ne pas photographier que des personnes que je connaissais et familiarisées aux questions de genre. J'ai également fait le choix de n'exclure personne, ce qui explique que des choses étonnantes peuvent se dégager de cette exposition. Celles- ci n'allant pas forcément dans le sens de mon propos mais le parti pris était de ne pas choisir les personnes en fonction de mes objectifs et aussi de ne pas les assujettir à ma vision non binaire du monde...ce projet a plus valeur de documentaire.

    Le choix était vite fait entre aller chercher mes « modèles » et leur faire dire ce que je voulais et laisser chaque personne se sentant concernée venir et essayer de montrer de manière assez libre son/ses “identités “ de genre.

  • Chaque séance commençait par une longue discussion, explication du schéma et il n'y a eu aucune pose imposée , juste des ajustetements techniques. Ceci afin que chaque personne se sente libre et parfois démunie de montrer ce quelle souhaitait montrer d'elle.

  • Dans le même esprit de passer « d'un discours sur »à “un discours de”, chaque personne pouvait s'autodéfinir sur un schéma ( cf schéma) , ainsi qu'expliquer par un texte comment elle se positionne par rapport au binaire, au genre...

  • les schémas et textes sont datés et ne prétendent en aucun cas définir une identité fixe ( ce qui serait totalement en contradiction avec le queer) d'une personne. Ce sont des instantanés à un moment donné dans un espace donné, d'une parcelle de ce que chaque personne a souhaité donner....

  1. Explication du schéma d'autoproclamation de « son genre » et de ses rapports avec la binarité des sexes et des genres.9

Pour pouvoir montrer les oppressions/révoltes que provoque le système binaire je me suis trouvéE dans l'obligation de créer un schéma qui parte du binaire.

Le sexe biologique:= ( pour moi) et pour simplifier , car je m'adresse à des personnes qui ne connaissent pas toutes les variations chromosomiques , hormonales, ....est égal au sexe qu'on vous colle sur vos papiers à la naissance. Par exemple , j'ai mis pour moi une croix sur l'axe 100% F

Cette donnée est croisée avec le sexe phénotypique , pour en dégager des espaces d'oppressions et de révoltes.

Le sexe phénotypique: = ( pour moi) inclut les apparences que prennent le corps et là je fais une entorse volontaire à la définition, en y incluant la notion d'incorporation: à savoir: «  le corps est ce qui est incorporé »10. Ce qui plus simplement revient à prendre aussi en compte sa visualisation de son corps, qu'on ait subi des modifications corporelles ou pas, qu'on le veuille ou pas, idem pour les hormonothérapies. Ce qui permet par exemple d'inclure des personnes qui souhaiteraient une modif corporelle mais n'ont pas pu le faire ou celles qui ne le souhaitent pas.

Le genre d'identification sociale: est pour moi le genre qu'on vous plaque sur la figure dans la société.

Cette donnée est croisée avec le genre d'attachement pour en dégager des espaces d'oppressions/révoltes et aussi d'invisibilité.

Le genre d'attachement est votre  autoproclamation du genre.

Je précise que ce schéma n'a rien de scientifique mais permet une base pour comprendre des « genres » différents . Il est sous forme de pourcentage et il n'est en aucun cas obligatoire d'atteindre 100% et il est aussi possible de les dépasser.

  1. Projection de la vidéo

  1. Réception de l'exposition par les publics

Elle a principalement circulé dans des festivals LG ( les autres lettres étant une caution politique) et dans des festivals alternatifs queer, DIY....en (F)rance et la première fut à Cineffable ( festival non mixte) lesbien et féministe.

Plutôt bien accueillie avec des réactions diverses:

  • La haine et la croyance mystique en un ordre naturel des choses qui conduit à des non discussions et à m'octroyer le charmant statut de maladE mentalE ...Et ceci chez des personnes qui ont elles mêmes été classifiées psychiatriquement dans le DSM jusqu'en 1992....date d'ailleurs à laquelle y entrait le transexualisme.

  • Une ouverture sur les questions de genres mais en définissant le genre comme la construction sociale du sexe biologique qui lui est défini par la nature. Ce qui de fait nous conduit à parler à des niveaux différents d'analyse et ne nous permet pas d'amorcer un dialogue .

  • Un réel questionnement pour certainEs et beaucoup d'informations totalement inconnues.

  • Un très bon accueil chez des personnes non binaires..logique

  • un accueil mitigé en milieu queer parisien qui est déjà une subculture du milieu LGBT straight

  • Un accueil très violent et une réinterpretation du projet par certaines personnes transexuelles...le mot transphobie ayant ete prononcé..

Le bilan que j'en tire:

  • j'ai traversé plusieurs phases car ce projet s'est avéré lourd à porter et à défendre en milieu et intra milieu.

  • Mais, je suis fièrE d'avoir réussi à le monter , d'avoir fait se questionner et me questionner les gentEs qui ont co participé ( les “modèles) et qui ont fait vivre et évoluer le projet ,de les rencontrer, le montrer et encore et toujours le faire circuler...

  • Le dogme de la différence des sexes est tellement implanté dans l'habitus (f)rançais, qu'il est quasi impossible d'être entendu et /ou d'en débattre...peut être cela a t il un rapport avec l'ominprésence de la psychanalyse en (f)rance..........

  • quand j'ai écrit ce projet qui a connu plusieurs versions , la convergence des luttes était une évidence pour moi dans le milieu militant TPG ( transpédégouines: en opposition au LGBT straight) et je partais du principe que tout le monde la souhaitait...............

    c'était une belle illusion, le repli identitaire et la fragmentation des luttes est une réalité qui me révolte, surtout en ce moment, que je ne peux admettre mais que je suis obligéE de reconnaître.......

  • ce qui m' a poséE quelques questions:

  • qu'est ce qui ne permet pas aujourd'hui de dépasser l'identitaire? Quel est le point d'accroche qui maintient sujet et sujet politique et sujet et identité dans une symbiose, fusion, et qui empêche le sujet d'être?

  • Qu'est ce qui empêche la prise de conscience de la nécessité du dépassement identitaire alors qu'on observe très bien la fragmentation des luttes et leur inefficacité?

  • Après les critiques virulentes du Black Feminism aux féministes blanches, hétérosexuelles, bourgeoises ( en gros à un féminisme se réclamant universel) et l'apport des théories queers en politique, comment peut on encore aujourd'hui construire des sujets politiques qui soient pertinents en les fondant sur une identité homogene prédéfinie, fixe, immuable qui oblige le sujet à se confondre au sujet politique par solidarité? Sinon il s'oppose.

Il y a aujourd'hui dans le milieu LGBT straight, le milieu TPG, le milieu queer des débats qui ne peuvent être posés sur la table. Et pour l'instant toutes les tentatives pour le faire ont échoué pour des raisons diverses.......

Je pense sincèrement que “queer” pourrait être une identité politique qui permette de constituer un sujet politique et historique pertinent aujourd'hui:

Pour cela il y a un postulat de base que je ne peux pas ne pas rappeler: Dans l'analyse du système d'oppression, la classe/catégorie femme occupe une place centrale.

Ce sujet politique pour se constituer nécessite aussi deux consciences:

  • La conscience que les oppressions spécifiques autour desquelles se construisent les identités multiples sont des dommages collatéraux.

  • La conscience que l'oppression n'a pas d'existence en dehors de la multiplicité des oppressions spécifiques qu'elle engendre. C'est pour cela que l'identité politique à construire ne peut se faire qu'en dépassant toutes ces identités dans une identité qui les exprime toutes historiquement sans jamais pouvoir les épuiser toutes.

Cette identité politique pourra peut etre alors constituer un sujet politique et historique pertinent.

1 le E est une marque de “dégenration”,utilisant le féminin comme technologie de lutte féministe. La langue française étant énormément genrée.

2Extrait de l'exposition Destroy genders or fucking Genders, Naïel, http://naiel.net/

3Avec un seul S, transexualisme est la réappropriation par les trans exuellEs de leur appellation définie et contrôlée par le pouvoir psychiatrique et la jurisprudence.

4Dossier Genre, p19, la dixième Muse, n°37, mars/avril 2009.

5On ne nait pas femme, M. WITTIG, in « questions Féministes” N°8, mai 1980

6No Pasaran, N°51, SEPT 2006

7Extrait de l'exposition Destroy genders or fucking Genders version 2.1, Naïel, http://naiel.net/

8Extrait de l'exposition Destroy genders or fucking Genders version 2.1, Naïel, http://naiel.net/

9Extrait de l'exposition Destroy genders or fucking Genders version 2.1, Naïel, http://naiel.net/

10 Flaz, Du corps anatomique à l'incorporation,flaz@ras.eu.org , http://incorp-fabrique.org/, à paraître dans la revue No Pasaran.

Une bibliographie, liste de sites web, articles sera bientôt mise en ligne.

lundi 16 mars 2009

série Cyborgs 'Land 1, 2, 3

série Cyborgs 'Land




UnE Cyborg RÊve



travail 2008/2009...en cours

22 déc 08

Les transgenres pleurent parfois aussi

au milieu des rires/de Paris tout Queer

Sous les coups de Marseille/ tout straight

Cœurs écorchés /aux corps non labellisés

dans leur solitude particulière

iels croisent parfois

d'autres solitaires

Petits pierrots cyborg

aux corps improbables/impensables

attardant leurs rêves en devenir

sous la lune soyeuse/ qui ne dit mot

hybrides en devenir

ce sont /les corps de la multitude

et /la multitude des corps

langages en création qui /

essayent

de s'interpeller/ de se croiser/de se rencontrer

devenirs ayant atomisé

les notions de frontière

d'identité/de finitude/

pour un avenir multiples

aux routes croisées, démultipliées

chemins de pierres/ toujours à inventer

cyborgs parfois en détresse

qui débordent nos capacités à penser

l'informe/..le mouvement/

.le post Humain...

l'inintelligible qui /lance des sos

l'illégitime ne mérite pas la tendresse

BanniES de l'humanité

on en retrouve ceratinEs

errant dans les HP prisons

de la sécurité nationale

iels se battent parfois

avec d'autres mutants

qui se soumettent /à la loi du genre,

à l'injonction à la vie/

de guerre lasse/pour pouvoir juste penser exister

un Cyborg sous la lune

ça rêve de chaleur/ de moments partagés

avec d'autres

/de pouvoir un jour/

se reposer/ laisser un instant leurs résistances/

juste pour la fragilité d'un regard/

qui le transpercerait/ pour la beauté des

corps illégitimes qui s'entremêlent/

reconfigurant des sexualités

improbables et joyeuses

un Cyborg sous le soleil naissant

/ ça ravale ses larmes

et puis ça se lève/en brandissant le poing

pour /

résister toujours

on ne nait pas cyborg/

on ne le devient pas non plus

.on est juste un devenirCyborg

un devenir cyborg sait qu'iel ne sera jamais reconnuE. Mais iel lutte quand même...car iel est la lutte...


lundi 6 octobre 2008

Depasser les "identites" Oct 08 "As a Girl"? Tgirl?"Trav?

Depasser les "identites" Oct 08




As a "girl"?"Tgirl"?, trav?

samedi 23 août 2008

Aout 2008 en plein chaos....Gender's illusion

Aout 2008 en plein chaos....Gender's illusion

samedi 24 novembre 2007

MASTECTOMMIE after.............24/11/2007

MASTECTOMMIE after.............

lundi 19 novembre

journée longue, il est difficile de faire mes valises pour la clinique et ma convalescence; les informations venant de la ratp ne sont pas encourageantes, toujours aucun RER B , donc demain ce sera la voiture....

Derniers points à regler pour le site , pour que M. puisse continuer le travail pendant mon hospitalisation avec les bonnes informations, derniers papiers, appeler le boulot pour faire deplacer un colis . Cela n'est pas possible tout est automatisé...Cette admnistration serait elle devenue si moderne d'un seul coup...??.

Début de décompression aussi , du travail à "l'arrach " pour ce projet photos qui a pu être exposé à CIneffable,de tout ce que j'ai apporté et reçu pendant ce festival ,et de toute mon activité surdebordante ( j'adore ca) depuis les ueeh (jullet), et aussi retrouver des AmiEs au FGLP de Paris, être emuE par ce magnifique film " l'ordre des mots" ...

Essayer de gérer une relation , de ne pas essayer de clarifier la situation tout le temps, me retenir dans la tendesse et mon desir...car je ne perçois pas ce qu'il y a en face, essayer de ne pas tout exploser car je n'ai pas de feed back de ressenti...

juste, en ce moment , penser à moi, me preparer psychologiquement,physiquement...L'arret de la cigarette a duré 3 jours avec des reprises et des arrets, je suis toujours entre deux , l'angoisse me prend et la cigarette repart , alors pour ne pas me detester je me dis que j'ai quand même beaucoup réduit et que c'est dejà ça...

pas de someil pour moi cette nuit, trop speed, trop envie d'y être déjà, que ce soit déjà passé...et la peur aussi du même cauchemar qui me hante depuis quelques temps...En fait le chirurgien me fait juste ce qu'il y a marqué sur mon dossier "reduction mammaire "et non une mastectommie...

Mardi 20 novembre

J-1: je fais des bonds apres une tres tres courte nuit. j'essaye tant bien que mal de rassembler mes affaires, de ne pas oublier les papiers importants...Je regarde par reflexe le site de la RATP, trafic non assuré, donc voiture et aussi prevoir le temps des embouteillages assurés...

Je dois être à la clinique à 16h. Je decolle donc de ma banlieue vers 11H30 j'ai rv à 13H15 chez mon "amie" à Paris. Normalement, elle doit m'accompagner. Le souci est que sans permis francais et sans metro et bus il est quasimment impossible de revenir de la clinique. Elle commence à regarder pour revenir à pied...je lui dis qu'il vaut mieux que j'y aille toute seulE même si à ce moment , j'ai vraiment les boules.Je suis tout à fait capable de me faire hospitaliser toute SeulE et de m'assumer entierement, simplement j'aurais aimé sa presence......mais les greves ...

depart vers 14H15 pour la clinique seulE et en voiture. Arrivée un peu en avance, j'attends un peu dans la salle d'attente . il y a beaucoup de monde , visiblement un nouveau rush d'opéeés potentiels du nez des fesses de la cellulite entre aujourd'hui...

Une infirmiere m'emmene jusqu'à ma chambre, chambre individuelle non par choix, par obligation pour preserver le secret...Quelques questions , documents à remplir, je lui explique qe normalement j'ai une echographie et un ecg de prevu ...elle enregistre et me dit qu'elle va voir...

je m'endors crevéE , epuisée...

Je suis réveillée par un infirmier un peu bouledogue , qui vient me faire l'ECG, au passage il se fait engeuler par celle qui ammene le plateau repas vers 18H15. climat moyennenment serein...

L'ECG est nickel , mis à part le fait qu'il me dise detendez vous, j'essaye vainement de lui expliquer que je suis zen surtout pour un ECG , ca doit etre le 15OOOieme que je passe etque j'ai simplement une Fibromyalgie..."hein , c'est quoi , ca" " connais pas" et il continue sur le même discours...je laisse tomber. Il a fait son job, il sort, ouf pas tres sympa le bouledogue!!

je regarde mon repas: un potage froid, une omelette (?) tres tres jaune et des pates de la même couleur, un yaourt et une compote. V. avait raison tout est tres jaune un peu sapce, mais je mange car demain ce sera la diete...

je resort voir l'infirmiere assez coole pour l'échographie, vu l'heure , je me dis quils m'ont zapéE. au passage je lui demande la betadine pour la douche et l'hextril pour le bain de bouche. arf elle avait oublié le rsage aussi sous les aisselles...pour l'echographie elle me dit d'attendre que c'est prevu....

En fait je n'ai qu'une envie prendre ma douche à la betadine, me coucher  et dormir et ne me reveiller qu'apres l'operation.Le cardiologue vient me chercher vers 22H00, et on descend à sa consultation, il ont des horaires un peu sPAcesdans cette clinique . l'echo est ok et en prime je lui demande le nom d'un medicament dont on m'aparlé pour mes troubles cardiaques qui pourrait m'aider. miracle il le connait, il me file une doc dessus.

Retour dans ma chambre: avant la douche quelques photos avec le double miroir juste pour le fun. douche soignee avec la betadine , ca vous laisse une odeur de desinfectant partout c'est beurkkkkkk. Rinçage de boucheà l'Hextril. et hop medicaments habituels pour moi et depart avec la tele en sourdine pour le grand sommeil...



mardi 25 septembre 2007

chirurgie 25/09/07

chirurgie

Ca y est rendez vous pris pour la mammectomie, ce sera le mercredi 14 novembre...contente...hier je sautais de joie...

Discussion avec K. au telephone aujourd'hui...Pourquoi? Pourquoi enlever ces seins (pas si gros il est vrai!) avec lesquels j'ai plus ou moins vécu pendant 36ans? d'un point de vue politique , n'est ce pas plus subversif de garder ces seins et de se revendiquer"trans " au sens où je l'ai défini pour moi auparavant...ni Homme, Ni femme..., car aucun genre ne me convient dans cette societe et ne me conviendra jamis à part ce que j'aurais réussi à vivre en tant que personne.

effectivement, il ya des chances que dans la rue on me dise plus souvent monsieur, jeune homme, car jusque là souvent mes seins et mon visage de pres les ramenaient à madame...Cette necessité de toujours vouloir vous caser dans un binaire construit de toutes parts...Est-ce si difficile d'accepter de rester dans le doute..et de ne pas assigner à quelqu'un un genre...

personnellement,je ne veux ni être assimilée à un homme ni à une femme (en tant que genre)...je veux gommer tout les exacerbations d'un sexe ou de l'autre... peut être vers un ideal d'androgynie...sans seins je serai moi completement et sans hormones, moi Naïel et aussi Natacha ( je ne deteste pas mon nom ni le fait qu'il renvoie à un identite femme, mais Naïel est une revendication politique et un rappel du binaire qui nous bouffe, qui nous ronge)...

Tout le monde essaye de me proteger d'un soi disant effet de mode venant du "monde" FTM, mais je ne suis pas FTM et même chez les FTm, les nuances sont perceptibles et la binarité n'est pas le maître mot pour une petite partie...

prendre la decision de se faire operer ne se fait pas à la legere, et le oui l'emporte sur le non.

Mon physique sera plus en accord avec ce que je suis, certainEs tendent plus vers un physique d'apparence masculine et veulent un M sur leurs papiers ou un F , moi je veux juste qu'on abolisse le sexe sur les papiers...Ni M, ni F, Ni X... Degenrer le langage aussi qui est un outil puissant de politique... le Il ne me convient pas, le Elle non plus, alors je dirais just El (le elle sans ailes de Nexus)

Je me bats avec et pour les Trans' pour les nouvelles revendications d'une société non binaire,avec une partie des trans qui sont non invisisbilisés et réassignes à un sexe binaire...Tous ceux qui remettent en cause  les questions de sexe, genre et desir qui sont basiquement assujettis au schema patriarcal heterosexiste.

En bref je me bats contre les normes en place parce que je crois que des choses peuvent bouger , et je ne veux surtout pas être invisible ni assigné à un quelconque genre que ce soit...la societe serait prête je dirais "destroy genders" mais le chemin est loin et les consciences ( aussi dans le milieu LGBTQI) bien abruties...donc pour l'instant it's just "Fucking genders"...le passage par des identites mouvantes et instables est une étape ....